190

[MANUSCRIT – ARQUEBUSIERS] – Projet d’établissement de LX.
Compagnies de chevaliers de l’Arquebuze, en titre d’office militaire dans
le royaume. Etat major, grands officiers commandeurs, grands officiers non
commandeurs. S.l.n.d., (vers 1780), grand placard in-folio, 94 x 63 cm, en
feuille, repliée. Coin inférieur droit présentant de petites déchirures, dont
l’une réparée postérieurement.
Depuis le XVe siècle, beaucoup de villes françaises avaient des “compagnies
d’arquebusiers”, sortes de sociétés formant corps, regroupant les hommes
s’entraînant au tir, dont l’équivalent le plus proche seraient les actuelles
sociétés de tir américaines. Ces compagnies furent généralement favorisées
par les pouvoirs municipaux et le pouvoir royal, parce qu’elles pouvaient
fournir des hommes exercés au tir, dans différentes circonstances liées à la
guerre ou à la défense des cités.
Ici, le projet exprimé par ce tableau manuscrit est considérable et doit sans
doute être compris comme une recherche d’expédient financier (par la
création de nouveaux offices) : il s’agit de fonder une soixantaine de ces corps
dans 18 généralités du royaume (sur les 34 de la fin de l’Ancien Régime),
surtout dans le nord, mais pas exclusivement (Paris, Lyon, Rouen, Caen,
Alençon, Orléans, Bourges, Poitiers, Amiens, Soissons, Tours, Moulins, La
Rochelle, Bordeaux, Montauban, Toulouse, Dijon, Châlons). La composition
en hommes est soigneusement détaillée : 175 par compagnie, répartis en 25
officiers et 150 chevaliers. De même la valeur des offices à créer, l’attribution
d’un droit de franc-salé, etc.

300 / 400 €