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Lot 189

Vente : 26 mars 2026

Lot 189
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Lot 189

Exceptionnel ensemble d’un bureau et de son fauteuil du duc de Bordeaux, Henri V de France par Alphonse GIROUX (1776-1848). Petit bureau en placage de citronnier et marqueterie d’amarante. Les pieds en console sont terminés par des sabots griffus et des griffons ailés en protomé, en bronze à patine noire. Ils sont reliés par une barre d’entrejambe. Riche décor marqueté de palmettes, rosaces, fleurettes et enroulements. Il ouvre en ceinture par un rang de deux tiroirs. Le plateau présente un pupitre abattable en maroquin rouge, flanqué de deux bandes marquetées de feuillages, attributs des quatre arts, centré du chiffre H. Signé sur la serrure A Paris chez Alph. GIROUX et Cie. Hauteur : 75 cm - Longueur : 111 cm - Profondeur : 64 cm Petit fauteuil de cabinet à châssis en placage et marqueterie de citronnier, érable et amarante. Les pieds sont en jarret, terminés par des pattes griffues. La traverse antérieure est droite, marquetée d’une réserve à décor de palmettes et centrée d’une fleur de lys. Le dossier en gondole renversée est supporté par deux montants en corne d’abondance sommés de masques léonins. Il est orné d’une réserve chiffrée H, sous une couronne de Fils de France, le tout incrusté de nacre. Hauteur : 75 cm - Longueur : 50 cm - Profondeur : 51 cm Époque vers 1828. L’ensemble classé Monument Historique, sous les références PM92000180 / PM92000182 / PM92000199. Provenance : Duc de Bordeaux. Ancienne collection CASTILLE, vente du 17 mars 1991 au Palais des congrès de Versailles, n°237 et 238 (reproduit). Bibliographie : Denise LEDOUX-LEBARD, Les ébénistes du XIXe siècle, 1795-1889, leurs oeuvres et leurs marques, aux éditions de l’Amateur, p. 226. Souvenirs du général marquis Amand d’HAUTPOUL : quatre mois à la cour de Prague, l’éducation du duc de Bordeaux (1833-1834) / publiés, d’après le manuscrit appartenant à M. HENNET de BERNOVILLE avec une introduction et des notes par le comte de FLEURY. 1902. Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d’ARTOIS, duc de Bordeaux, portant le titre de courtoisie de comte de CHAMBORD, (1820-1883). Quoi comme plus bel hommage que d’offrir, au duc de Bordeaux, digne fils de la duchesse de BERRY, véritable pionnière du goût Romantique. Cet ensemble est un véritable manifeste, tant des techniques de l’artisanat que dans le goût si cher à Marie-Caroline de BOURBON-SICILES. Cet ensemble très touchant, provenant du duc de Bordeaux, a connu un destin très particulier dont nous évoque les souvenirs du général marquis Marie Armand d’HAUTPOUL, appelé par le Roi Charles X pour l’éducation de son petit-fils. Il part en 1833, pour Prague, pour remplacer le baron de DAMAS dans l’éducation du duc de Bordeaux. C’est à l’occasion de la majorité royale du Prince qu’il fût offert par les royalistes et les meilleurs artistes et ouvriers de France. Les mémoires du marquis d’HAUTPOUL publiées par son arrière-petit-fils, Estienne HENNET en 1902, nous évoquent avec beaucoup d’émotion la livraison de ces deux pièces d’exceptions. Nous pouvons citer les pages 378 et 379 : "C’est sans doute d’après cette même pensée que différentes corporations d’ouvriers de Paris voulurent lui offrir les hommages de leurs travaux. J’eus occasion de voir un magnifique bureau fait par les ouvriers ébénistes du faubourg Saint-Antoine ; il était tout en incrustations où se faisaient remarquer les armes et le chiffre du prince, le tout d’un travail exquis et d’une grande valeur. Chaque ouvrier avait voulu y contribuer de son temps et de ses deniers. Les ouvriers tapissiers firent aussi un fauteuil de la plus grande richesse et ainsi de plusieurs autres ouvrages. Ces objets étaient expédiés pour Prague ; un ou deux ouvriers désignés par leurs compagnons étaient chargés de présenter ces offrandes ; ils partaient avec enthousiasme ; mais j’en vis revenir plusieurs dans un cruel désappointement du froid accueil qu’ils avaient reçu ; pour tout remerciement on leur offrit un payement qu’ils ne demandaient pas, qui les humilia et qui, d’ailleurs, était loin de la valeur réelle de l’objet. Ainsi ce fatal système qui tendait à repousser les hommages français et à isoler nos princes, se perpétuait toujours à Prague."
Estimation :50 000 € - 80 000 €

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