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Lot 93
Cartel et son cul-de-lampe en placage de bois de violette marqueté de quadrillages. Il est surmonté d’un Chinois tenant une ombrelle, la porte ornée d’une chimère. Le cul-de-lampe se terminant par une rocaille. Le cadran 25 pièces est comme la platine signé de GUDIN à Paris. Les bronzes au C couronné, (impôt de 1745 à 1749). Epoque Louis XV.  Hauteur : 77,5 cm - Largeur : 30 cm - Profondeur : 15 cm Jacques-Jérôme GUDIN (1732-après 1789). 
3 000 € - 4 000 €
Lot 94
Paire de bougeoirs en bronze ciselé et doré, au centre un bouddha en porcelaine blanche de Chine sous un dais. En second plan, deux bras de lumière ornés de fleurettes. La base ajourée. Epoque Louis XV. (deux branches détachées, petits éclats) Hauteur : 25,5 cm - Largeur : 22 cm - Profondeur : 10 cm Provenance : Ancienne collection A. Lion, n°205 du catalogue reproduit, vente hôtel Drouot 1908.
5 000 € - 6 000 €
Lot 95
Table à écrire en chêne, placage de bois de rose, d’amarante, vernis européen, bronze doré. Estampillé de Delorme (ap.1692-1768), Maître avant 1733 ou Adrien Faizelot-Delorme (1722-ap. 1785) reçu Maître le 22 juin 1748. Paris, vers 1755. (fentes, petits accidents) Hauteur : 67 cm - Largeur : 60 cm - Profondeur : 37 cm Cette table à écrire dont le plateau est recouvert d’un panneau en vernis européen orné d’architectures et de végétations dans un paysage lacustre et ouvrant sur le côté par un tiroir à encrier, poudrier et plumier, est munie en façade d’une tablette coulissante gainée de maroquin vert doré au petit fer. Elle repose sur quatre pieds galbés réunis à la ceinture découpée en accolade sur les côtés et formant un motif trilobé concave à la partie médiane des côtés longs. Son plateau, ainsi que les pieds sont plaqués en bois de rose et soulignés de larges filets d’amarante, suggérant deux réserves sur le côté long de la ceinture, de part et d’autre d’un cartouche trilobé disposé au-dessus de la partie découpée en creux de celle-ci. La table est enrichie de sabots à rocailles à jour, d’une entrée de serrure et d’un bouton de tirage pour la tablette, le tout en bronze doré. François et Adrien Faizelot-Delorme utilisèrent indistinctement le même fer dont le patronyme Delorme n’est pas accompagné par l’initiale du prénom. Moins connu que son fils Adrien, François, naquît vers 1692 et était originaire d’une famille de Longueil-Sainte-Marie, selon Peggy Genestie. On sait qu’il était le fils d’un maître boursier, Jacques Faizelot, « dit de Lorme », et de Charlotte Gaudron, dont le père, Aubertin était ébéniste. Formé vraisemblablement dans l’atelier de l’un de ses oncles maternels, Nicolas et Renaud Gaudron, les deux ébénistes du Garde Meuble de la Couronne, François était simple ouvrier en 1714, au moment de son mariage avec Marie Drouet. Il accéda à la maîtrise avant 1733, mais ne fit enregistrer ses lettres au Châtelet de Paris que le 20 septembre 1763. De l’union avec Marie Drouet naquirent trois fils, Adrien, Jean-Louis et Alexis, qui embrassèrent la carrière paternelle. Adrien, le plus célèbre de la dynastie, devint maître ébéniste le 22 juin 1748 et épousa cette même année la veuve de l’ébéniste marchand Albert Pottier, devenant ainsi parent de l’ébéniste Jean Deforges et des vernisseurs de la famille Martin. On peut ainsi penser que le panneau ornant le plateau de notre table soit l’œuvre de l’un de ces derniers et que ce meuble soit issu plutôt de l’atelier de François que de celui de son fils Adrien. En effet, l’inventaire après le décès de François Faizelot-Delorme, commencé le 19 février 1768, dans une maison rue Tiquetonne, où la famille vivait depuis 1738, met en évidence des coffres, des cabinets et un nombre important de fragments de panneaux « de lac de la Chine » et en « vieux lac du Japon », ou bien en laque de Coromandel, parfois avec des morceaux en pierres de lard, mais aussi diverses pièces en différents stades d’avancement dont des bureaux, des tables, des bibliothèques, des commodes, également « un secrétaire en pente de bois violet et bois rose », « une table à l’anglaise de bois de palissandre » « un armoire de bois d’amarante et bois rose », etc. L’abondance des morceaux de laque dans l’atelier de François étaye donc l’hypothèse qu’il soit à l’origine des meubles parés de ce type de revêtement, plutôt que son fils Adrien, dont la spécialité était celle des marqueteries et des placages en bois de rapport et malgré le décor à larges filets présent sur les pieds et la ceinture, caractéristique des productions de ce dernier. Par ailleurs, on retrouve en 1763 parmi les créanciers de la succession de l’épouse de François Faizelot-Delorme pour une dette de 100 livres le marchand mercier Claude-François Julliot (1727-1794), lui-aussi acteur majeur du commerce parisien des laques extrême-orientales, dont la boutique Aux Curieux des Indes était située rue Saint-Honoré. Nous remercions Monsieur Calin DEMETRESCU pour sa précieuse aide à la rédaction de cette notice.
4 000 € - 6 000 €
Lot 96
Table chiffonnière en placage de bois de rose marquetée de bouquets fleuris sur toutes les faces comme le plateau, dans des encadrements d’amarante et de filets de bois clair. Elle présente trois tiroirs en façade dont un muni d’une tablette et casier formant écritoire. Ustensiles en métal argenté. Tablette d’entrejambe. Pieds cambrés. Estampille de N. PETIT. Epoque Louis XV (restaurations). Hauteur : 71 cm - Largeur : 58 cm Profondeur : 32 cm Nicolas PETIT reçu Maître en 1761.
4 000 € - 6 000 €
Lot 97
Paire de grandes bergères basses à dossier plat en bois naturel (repatiné). Le dossier mouvementé sculpté de fleurs et feuillage, au centre d’un cartouche sculpté d’une coquille. Accotoirs sinueux, traverse mouvementée sculptée d’enroulements, au centre d’un cartouche en rappel de celui du dossier. Pieds cambrés ornés de fleurs et enroulements. Attribuée à Jean Baptiste TILLARD.  En partie d’époque Louis XV (restaurations dans les pieds, traverses restaurées). Hauteur : 99 cm - Largeur : 70 cm Profondeur : 60 cm
4 000 € - 6 000 €
Lot 98
Cartel en bronze ciselé et doré. A l’amortissement un Amour tenait probablement une torche (manquante) surmontant une coquille, le cadran entouré de fleurs. Dans la partie inférieure un instrument de musique et attributs du jardinage. Bronze signé de Saint Germain. Epoque Louis XV. Repose sur un tertre à décor de volutes et agrafes probablement postérieur. Le mouvement rapporté signé Courvoisier à Paris sur la platine. Hauteur : 53 cm - Largeur : 31 cm - Profondeur : 20,5 cm Bibliographie : Hans Ottomeyer, Vergoldete Bronzen, p. 127 et 128. Notre pendule, œuvre de Saint Germain dont elle est signée fait partie d’une typologie de pendules avec des variantes signées par le même bronzier. Jean-Joseph SAINT-GERMAIN (1719-1791), fils de l’ébéniste Joseph de Saint-Germain. Il travaille d’abord comme ouvrier libre dans le Faubourg Saint-Antoine où il avait un atelier dans la rue de Charenton. Le 15 juillet 1748, il a été reçu Maître-fondeur en terre et sable. Un certain nombre de boîtes d’horloges en bronze de grande qualité sont signées ST. GERMAIN. La plupart d’entre elles sont dans le style Rococo, mais quelques-unes sont réalisées dans le goût néo-classique et il crée aussi des garnitures de bronze pour les meubles.
6 000 € - 8 000 €
Lot 99
Miroir rectangulaire à parcloses en bois sculpté et redoré surmonté d’un fronton mouvementé sculpté d’une large coquille. Les parcloses ornées de fleurs, feuillages, frises de rinceaux et oves sur fond de quadrillage. Travail du Midi de la France, époque Louis XV (quelques éléments de glaces changés). Hauteur : 164 cm - Largeur : 94 cm
3 000 € - 5 000 €
Lot 100
Paire de grands fauteuils à dossier plat en bois repatiné mouluré et sculpté. Le dossier légèrement arrondi sculpté de fleurs, crossettes, feuillages et agrafes. La traverse du dossier sinueuse à ressaut et fleurs. Les accotoirs en coup de fouet. Les ceintures et têtes de pied sculptées de fleurs au naturel, pieds sinueux à agrafes. Estampille de BLANCHARD. Epoque Louis XV (restaurations dans les bouts de pieds). Hauteur : 95,5 cm - Largeur : 66 cm Profondeur : 57 cm Provenance :  Acquis auprès de Madame S. Camoin avant 1970. Nicolas BLANCHARD, reçu Maître à Paris en 1738. 
6 000 € - 8 000 €
Lot 101
Table de salon de forme mouvementée en placage de bois de rose et d’amarante, le plateau découvrant des casiers plaqués de satiné. Tiroir latéral. Elle est marquetée dans des réserves de bouquets de fleurs en bois de bout. Les ceintures découpées, tablette d’entrejambe. Pieds cambrés, ornementation de bronze ciselé et doré. Attribuée à J.P.LATZ. Epoque Louis XV.  Hauteur : 72 cm - Largeur : 43 cm -Profondeur : 31 cm Provenance :  Acquise auprès de Monsieur Couvert-Castera. Jean-Pierre LATZ (1691-1754) obtient vers 1735 un brevet d’ébéniste privilégié du Roi qui lui offre la possibilité de mettre une estampille sur ses meubles, sans avoir obtenu ses lettres de maîtrise. Il s’installe rue du Faubourg Saint-Antoine, dans un immeuble à l’enseigne du « Saint-Esprit ». Il est le fournisseur de nombreux marchands-merciers mais aussi d’une riche clientèle et de plusieurs souverains européens.
3 000 € - 6 000 €
Lot 102
102 Commode en placage de bois de rose et marqueterie de fleurs de bois de bout dans des réserves. Galbée sur les trois faces, elle ouvre par deux tiroirs sans traverse. Pieds cambrés. Plateau de marbre brèche d’Alep. Trace d’estampille de H. HANSEN et JME.  Epoque Louis XV (accidents et soulèvements, restaurations). Hauteur : 84 cm - Largeur ; 128 cm - Profondeur : 60,5 cm Provenance :  Acquise auprès de Madame S. Camoin avant 1970. A noter les pieds arrière traités en perpendiculaire du meuble comme chez BVRB ou MONDON. Pour des commodes de même typologie, voir vente des collections MICA SALABERT en 1993.
10 000 € - 15 000 €
Lot 103
Table à en-cas en amarante massif toutes faces, les ceintures découpées, plateau de marbre brèche violet surmontant une niche. Pieds cambrés. Porte une estampille de DUBUT. Style Louis XV (poignées latérales probablement rapportées). Hauteur : 69 cm - Largeur : 36 cm - Profondeur : 26 cm Jean-François DUBUT (?-1778), ébéniste dont la date de maîtrise est inconnue.
500 € - 800 €
Lot 104
Suite de quatre fauteuils à dossier plat en bois naturel repatiné, le dossier en accolade sculpté d’agrafes feuillagées, les ceintures découpées. Pieds cambrés se terminant par des feuillages. Estampillée de I NADAL. Epoque Louis XV (restaurations dans les bouts de pieds). Hauteur : 94 cm - Largeur : 62 cm - Profondeur : 53 cm Jean NADAL est le plus ancien d’une famille de menuisiers parisiens. On ignore la date de l’obtention de sa maîtrise. Il était établi rue de Cléry. Il exerçait encore son activité les dernières années du règne de Louis XV. De nombreux sièges, de belle qualité et ornés sobrement de feuilles et de rocailles, portent son estampille, Jean NADAL s’était fait une spécialité des traverses supérieures des sièges trilobés ou quadrilobés.
6 000 € - 8 000 €
Lot 105
Commode en marqueterie de bois de violette galbée sur les trois faces. Elle présente trois tiroirs sur deux rangs. Les tabliers découpés, comme les côtés. Ornementation de bronze ciselé et doré, plateau de marbre rouge royal veiné à bec de corbin. Estampille de MONDON.  Epoque Louis XV. (quelques restaurations au placage) Hauteur : 84 cm - Largeur : 102 cm - Profondeur : 60 cm François MONDON, reçu Maître artisan ébéniste vers 1730. On connaît de MONDON ses nombreuses livraisons pour Mesdames et notamment pour le château de Marly. 
6 000 € - 8 000 €
Lot 200
20 francs bleu, type 1905, 3/12/1912 (F. 10/2). Trace légère de pli. Très Beau. Lot appartenant à l’étude suite à sinistre.
150 € - 200 €
Lot 201
20 francs bleu, type 1905, 3/12/1912 (F. 10/2). Trace légère de pli. Très Beau.  Lot appartenant à l’étude suite à sinistre.
250 € - 350 €
Lot 202
FRANC-MAÇONNERIE Bijou de loge anglaise du début du XIXe siècle. Du modèle en forme de médaillon ajouré, 51 x 82 mm, double triangle et soleil au centre, cuivre doré finement gravé DEO REGI FRATRIBUS HONOR FIDELITAS BENOVOLENTIA à l’avers, SI TALIA JUNGERE POSSIS SIT TIBI SCIRE SATIS, A.L. 5817 - A.D. - 1813 au revers, qualités diverses gravées sur les branches des triangles, signature de T. Harper, Fleet Street sur le ruban de la base, rare et SUP.
100 € - 150 €
Lot 203
Jean de la Bruyère et Jean-Jacques Rousseau. Deux gravures ovales. Dans des cadres en bois doré et noirci orné d’une frise de perles (un verre accidenté). 30 x 24 cm
80 € - 120 €
Lot 204
Jean PILLEMENT (Lyon, 1728-Lyon, 1808) Retour du troupeau au crépuscule Pastel signé en bas à gauche Jean Pillement et daté l’an 4 de la R. Des personnages sur un petit pont, à leur droite un homme de dos. Porte une étiquette au dos de l’ancienne collection Robert Damelaville. 45 x 65 cm Trace d’humidité, très petites déchirures, craquelures.
2 000 € - 3 000 €
Lot 205
Ecole de la fin du XVIIIe siècle, suiveur de Jean Baptiste MALLET Femmes et enfants Deux gouaches (déchirures, restaurations). 19 x 14 cm
300 € - 600 €
Lot 206
François-Étienne VILLERET (1800-1866) La Porte Saint-Denis Aquarelle, signée en bas à droite. Vers 1850. 10,5 x 14 cm
100 € - 200 €