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Lot 253
Tapis GHOUM en soie (chaîne et velours en soie, trame en coton). Centre de la Perse, première moitié du XXe siècle. Le tapis est orné d’un double médaillon central polylobé rouge et bleu marine à motifs floraux, prolongé de deux pendentifs sur fond ivoire à bouquets fleuris polychromes. L’ensemble est agrémenté à chaque coin d’un petit médaillon bleu marine orné de deux oiseaux et de fleurs, le tout sur un contre-fond vieux rose. La bordure principale bleu marine enrichie d’un élégant décor floral stylisé est encadrée de deux contre bordures bleu marine à guirlande de fleurs. Ces dernières sont également entourées de six contre bordures. Bon état. 6,05 x 4 m
3 000 € - 5 000 €
Lot 254
Table liseuse de forme rognon en placage de bois de satiné dans des encadrements de bois de rose, l’abattant central marqueté d’un bouquet de fleurs polychromes dans une corbeille. Le plateau présente deux vantaux ovales de part et d’autre du panneau de liseuse à crémaillère. En façade une tirette gravée de cuir surmonte un tiroir. Sur l’autre face, un petit tiroir découvre un écran amovible à structure d’acier. Pieds cambrés. Estampille de R.V.L.C et JME. Epoque Louis XV.  Hauteur : 71,5 cm - Largeur : 90 cm - Profondeur : 43 cm Roger Vandercruse, reçu Maître en 1755.  Le modèle de notre table est plus connu portant l’estampille de Migeon. En effet, Migeon était ébéniste et marchand, il faisait souvent appel à la sous traitance et il est arrivé que R.V.L.C. fasse partie des fournisseurs. Ce qui explique la présence de l’estampille de R.V.L.C sur des meubles dont souvent la typologie est donnée à Pierre MIGEON.
6 000 € - 8 000 €
Lot 255
Athénienne en bois sculpté, doré, tôle et bronze doré. Paris, vers 1775. (petits accidents, un élément détaché) Hauteur : 85 cm - Largeur : 45 cm Posés sur une plinthe triangulaire avec les faces concaves, soulignée d’une frise de rais-de-cœur et surmontée au centre par une pomme de pin montée sur une rosace d’acanthe, les trois pieds en consoles à volutes de l’athénienne sont soulignés à la base par une feuille également d’acanthe formant refend à jour, d’un tore en entrelacs suivant leurs chanfreins et sont ornés à la partie supérieure de guirlandes et de chutes de roses, accrochées à une rosace. La ceinture circulaire, moulurée, est décorée de palmettes et de rinceaux, alors que les pièces de raccordement situées au dessus des pieds renferment dans une réserve rectangulaire un motif de rosace d’acanthe allongée. A la partie supérieure, la ceinture, entourée par une frise de rais-de-cœur, abrite un récipient en métal, muni de deux anneaux à tore de lauriers et formant un cul-de-lampe à culot d’acanthes et à fleuron pendant en forme de pomme de pin, le tout en bronze doré. Notre pièce appartient à une catégorie de meubles caractéristiques pour le retour à l’antique manifesté dans l’art décoratif parisien pendant les années 1760, qu’on appelait alors style grec, et pour le néoclassicisme naissant. Directement inspiré par l’Antiquité classique, ce genre de cassolette fumante apparaît pour la première fois sur un tableau que Joseph-Marie Vien (1716-1809) présenta au Salon de 1763, intitulé Une prêtresse brûle de l’encens sur un trépied, appelé aussi La Vertueuse Athénienne (ill.), composition qui remporta un franc succès et fut diffusée par la gravure du même non de Jean-Jacques Flipart (1723-1782), éditée en 1765. On peut lire en bas à gauche, sur la légende de la gravure que Le Tableau est dans le Cabinet de M. Eberts. Or, en « 1773, Jean-Henri Eberts invente un trépied servant à la fois de guéridon, cassolette, réchaud et jardinière, qu’il baptise du nom pittoresque d’athénienne par allusion au tableau de Vien » (ill.). L’engouement pour ce nouveau meuble ne tarda pas à se manifester et il fut décliné en bois sculpté et doré, comme notre athénienne, mais aussi en meuble d’ébénisterie, ou bien en bronze pour des pièces de grandes dimensions ou pour des luminaires, cassolettes, etc., et même en porcelaine. Si une paire d’athéniennes en bois doré conservée dans la Wrightsman Collection, au Metropolitan Museum de New York constitue la transposition quasi-fidèle de la gravure d’Eberts, on remarque cependant plusieurs similitudes entre ce modèle et notre pièce : la même plinthe avec la pomme de pin montée sur une rosace d’acanthes, les mêmes moulures torsadées sur les chanfreins des pieds, aussi des guirlandes et des chutes identiques accrochées aux volutes en leur partie supérieure, surmontées par des pièces de raccordement rectangulaires ponctuées par des quatre-feuilles d’acanthe. Notons également les similitudes entre la vasque terminée par un culot d’acanthes et une pomme de pin, ainsi que ses poignées en forme d’anneaux à tore de lauriers. Tous ces détails tendent à prouver que l’artisan qui réalisa notre athénienne connaissait la gravure d’Eberts et placerait son exécution aussitôt après la publication de celle-ci, dans les années 1775. 1 Strasbourg, musée des Beaux-Arts, inv. MBA 2137.
2 Edmond Pognon, Yves Bruand, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Bibliothèque nationale, Département des estampes, t. IX, Ferrand (François)-Gaucher (C.E.), 1962, Paris, Bibliothèque nationale, cat. n°137, p. 234.
 3 Anne Dion-Tenenbaum, « L’Athénienne », cat. exp., D’après l’antique, Paris, musée du Louvre, 2000-2001, p. 336-352.
4 Inv. 1993.355.1, 2, voir Francis J. B. Watson, The Wrightsman Collection, vol. I, Furniture, New York, 1966, cat. n°71 A, B, p. 103-105.
18 000 € - 25 000 €
Lot 256
Paire d’exceptionnelles consoles en bois sculpté et doré en deux tons, la façade en légère demi-lune à ressauts composé de grands enroulements sur lesquels s’attachent des guirlandes de fleurs ajourées, elles reposent sur un piétement en légère volute de vagues feuillagées, la base sculptée de feuilles de céleri sur fond quadrilobé. Repose sur un socle droit à degrés. Plateau de marbre brèche violette, Début de l’époque Louis XVI.  Hauteur : 85 cm - Largeur : 72 cm - Profondeur : 36 cm Le dessin de nos consoles correspond à l’assagissement des concepts dûs à l’ornemaniste Nicolas Pinault. C’est l’aboutissement du rocaille symétrique adoucis, présent à partir de 1760.
18 000 € - 25 000 €
Lot 257
Tapis HERIZ soie (chaîne, trame et velours en soie). Nord-ouest de la Perse, début du XXe siècle. Ce tapis est orné d’un grand médaillon central polylobé ivoire à décor de rinceaux de feuilles et de fleurs et renfermant un grand double médaillon central bleu et rouge, prolongé de deux pendentifs. L’ensemble de la composition est sur un contre-fond framboise. La bordure principale ivoire à guirlande de fleurs polychromes est encadrée de quatre contre bordures. Usures au centre. 1,8 x 1,3 m
1 500 € - 2 500 €
Lot 258
Paire d’encoignures, la façade galbée dans les deux sens ouvrant par une porte marquetée de bouquets de fleurs retenue par des rubans dans des réserves et des encadrements de filets simulant un cœur, la ceinture mouvementée, pieds cambrés. Plateau de marbre gris à bec de corbin (accidents et éclats). Attribuée à ROUSSEL. Epoque Louis XV.  Hauteur : 94 cm - Largeur : 79 cm - Profondeur : 52 cm Pierre ROUSSEL, reçu Maître le 21 août 1745. 
4 000 € - 6 000 €
Lot 259
Table à transformations en chêne, acajou, bois de rose, cuivre, bronze doré, maroquin rouge rapporté. Attribuée à David Roentgen (1743-1807), Maître à Paris le 19 mai 1780. Neuwied, vers 1785-1790. Hauteur : 75 cm - Largeur : 76 cm -  Profondeur : 63 cm Bibliographie : Hans Huth, Roentgen Furniture : Abraham and David Roentgen, European Cabinet Makers, Londres, 1974. Christian Baulez, David Roentgen et François Rémond. Une collaboration majeure dans l’histoire du mobilier européen, L’Estampille/L’Objet d’Art n°305, septembre 1996. Achim Stiegel, Präzision und Hingabe.Möbrlkunst von Abraham und David Roentgen, Berlin, 2007. Wolfram Koeppe et alii, Extravagant inventions, the princely furniture of the Roentgens, New York, 2012. De forme ovale, cette table présente une ceinture divisée en quatre compartiments soulignés de bandes brettées ponctuées de pastilles aux angles, en bronze doré, délimitées par les quatre pièces de raccordement des pieds, ornées de triglyphes en cuivre surmontées d’appliques circulaires de bronze perlées et ornées d’un motif rayonnant et d’une guirlande au centre. Les pieds en gaine coiffées de chapiteaux de bronze, finissent à la partie inférieure par des cubes soulignés de moulures aussi en bronze doré, montés sur des éléments sphériques tournés, légèrement évasés vers le haut. Le plateau est ceint à son tour d’un tore de bronze. Montée à coulisse et à bouton de pressage dissimulé, la partie antérieure de la ceinture s’ouvre sur une tablette gainée de maroquin formant écritoire, elle-même coulissante, qui laisse découvrir quatre petits tiroirs disposés en deux rangs superposés et munis de poignées à jours de bronze. Les côtés de la ceinture s’ouvrent à charnières formant deux autres nécessaires : de forme arrondie, avec un pan coupé, chacun de ceux-ci présente quatre petits tiroirs, eux-aussi munis de poignées en bronze ajouré, dont ceux à la partie supérieure sont feints et dissimulent à l’arrière un compartiment vide. Les parties intérieures du tiroir et des nécessaires de la table sont recouvertes en placage de bois de rose, alors que l’extérieur du meuble est recouvert en acajou blond. Après son premier séjour à Paris en 1774 et sous l’influence du néoclassicisme qui s’était déjà imposé dans les arts décoratifs de la capitale, Roentgen renouvela le répertoire formel de sa production de meubles, renonçant définitivement aux sinuosités encore rocaille caractérisant jusqu’alors ses créations. L’ébéniste allemand, qui revint à Paris en 1779, où il installa sa boutique d’abord rue Saint-Martin, puis rue de Grenelle-Saint-Honoré (partie de l’actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau, entre les rues du Louvre et Coquillière), et y vendait, selon la réclame qu’il inséra dans Les Affiches, Annonces et Avis divers du 8 janvier 1781, des bureaux de différentes formes, des fauteuils de cabinet, des tables à toilette, coffres-forts mécaniques, pianofortes, tables à quadrille, à trictrac et autres en bois d’acajou bien fini et poli comme le marbre. L’élaboration des tables ovales, avec leurs pièces de raccordement en ceinture ornées de triglyphes ou de simples cannelures et leurs pieds en gaine, correspondant parfaitement à cette nouvelle esthétique classicisante, doit être située dans la période 1774-1780. Il continua de les produire jusque vers 1790 et peut-être même au-delà de cette date. Roentgen les déclina en deux variantes. Les plus anciennes sont décorées sur le plateau et sur les compartiments de la ceinture de marqueterie de bois de rapport, parfois avec des scènes complexes où les personnages sont inspirés d’œuvres du peintre Januarius Zick, comme sur deux tables conservées au Rijksmuseum d’Amsterdam, ou bien avec de simples rubans disposés en losanges ou en guirlandes agrémentés de bouquets de roses, comme deux autres tables des collections du Metropolitan Museum of Art de New York ou du Victoria and Albert Museum de Londres, cette dernière ayant les pieds démontables pour permettre le transport. Les tables plus tardives, comme la nôtre et une seconde très similaire (ill.), à peine plus petite, dépourvues de tout motif marqueté dont la structure est soulignée par des éléments inspirés de l’architecture, annoncent l’esthétique du Directoire. On remarquera également sur toute cette série de tables ovales les poignées ajourées des tiroirs intérieurs d’un modèle très spécifique, réalisés vraisemblablement en Angleterre, où, l’on sait, Roentgen se fournissait en accessoires de bronze. Il semble aussi évident que ces tables étaient exécutées dans l’atelier de Neuwied de l’ébéniste et arrivaient démontées dans sa boutique parisienne où elles étaient commercialisées avant la fin de l’Ancien Régime et pendant les premières années de la Révolution. 1 B.n.F., V 28296, p. 62.
2 Inv. BK-16678 et BK-16677, voir Achim Stiegel, Präzision und Hingabe.Möbrlkunst von Abraham und David Roentgen, Berlin, 2007, cat. 8-9, p. 82-90.
3 Inv. 58.75.39.
4 Inv. 105 : 1 to 9-1882.
5 Vente, Cologne, Lempertz, 20 mai 2016, n°1070.
30 000 € - 40 000 €
Lot 260
Canapé en bois doré mouluré et sculpté de cartouches feuillagés. Le dossier mouvementé à agrafes et feuillages. Accotoirs sinueux. Les ceintures sculptées de grenades éclatées. Huit pieds cambrés. Style Louis XV.  Garni d’une tapisserie des Gobelins à décor de volatiles et de scènes de chasse. Milieu du XVIIIe siècle.  D’après un modèle de Jean Baptiste TILLARD.  Hauteur : 119 cm - Largeur : 207 cm - Profondeur : 67 cm Très en vogue durant la deuxième moitié du XIXe siècle, il était fréquent d’utiliser des tapisseries du XVIIIe siècle sur des bois de style de très grande qualité. 
2 000 € - 4 000 €
Lot 261
Paire de bougeoirs en bronze ciselé et doré aux enfants jardiniers, ils portent un vase d’où s’échappent deux bras de lumière feuillagés, la base circulaire en marbre blanc appliquée de guirlande de fleurs sur un contre socle cerclé de bronze. Epoque Louis XVI. Hauteur : 46 cm - Largeur : 26 cm
1 500 € - 2 500 €
Lot 262
Paire de cassolettes de forme ovale en albâtre miel à larges godrons et leurs couvercles. Les prises en bronze ciselé et doré à enroulements feuillagés. Elles reposent sur un piédouche rectangulaire à cage, le couvercle surmonté d’une prise. Style Louis XVI, XIXe siècle. (petits éclats) Hauteur : 30 cm - Largeur : 31 cm - Profondeur : 12 cm
1 000 € - 2 000 €
Lot 263
Lot 263
Commode galbée sur les trois faces et dans les deux sens présentant deux tiroirs sans traverse, en placage de bois de rose, elle est marqueté dans des réserves de bois de violette et sur fond de quadrillages de trois tableaux en marqueterie polychrome de scènes d’hôtels particuliers, villes et cours d’eau. La façade de réserves sinueuses en courbes et contre-courbes marquetée de paysage au centre et bouquets fleuris sur fond de bois de rose. Les ceintures mouvementées soulignées de bronze doré. Pieds cambrés. Plateau de marbre brèche d’Alep à double bec de corbin (réparé). Epoque Louis XV (quelques accidents et fissures, reprises dans la marqueterie et les fonds). Hauteur : 87,5 cm - Largeur : 132 cm - Profondeur : 66 cm
10 000 € - 20 000 €
Lot 264
Tebriz Djaffer Chaîne et trame en coton, velours en laine. Nord-ouest de la Perse, fin du XIXe siècle, début du XXe siècle. 7,30 x 5 m Important tapis orné d’un médaillon central rouge, agrémenté d’un second médaillon polylobé bleu marine. Ce dernier, lui-même inscrit dans d’autres médaillons polylobés rouge et ivoire. Chaque médaillon est prolongé de deux pendentifs. Le décor forme des écoinçons bleu marine et rouge. L’ensemble du tapis est orné du motif hérati. La bordure principale bleu marine à rinceaux et feuilles est encadrée de trois contre-bordures. Bon état. Provenance :  Collection particulière française. Ancienne collection Lebaudy ; le tapis figure sur une photo du salon du château de Rosny prise en 1910 par Gustave Lemaire.
8 000 € - 12 000 €
Lot 265
Paire de larges bergères en bois sculpté et relaqué or, le dossier en anse de panier. Elles sont sculptées d’entrelacs et feuillages, les descentes d’accotoirs à enroulements, les ceintures cintrées. Piétement à cannelures rudentées. Estampille de Jean Baptiste SENE. Epoque Louis XVI (usures et manques aux accotoirs). Hauteur : 97 cm - Largeur : 65 cm - Profondeur : 53 cm Jean Baptiste SENE, reçu Maître le 10 mai 1769.
4 000 € - 5 000 €
Lot 266
Lot 266
Coiffeuse d’homme ou barbière en chêne, placage de ronce de thuya, d’ébène, bronze doré, miroir. par Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), Maître tabletier en 1788. Paris, vers 1805. Hauteur : 120 cm - Longueur : 55 cm -  Profondeur : 34,5 cm Signée Biennais orfèvre sur la serrure. (quelques petites fentes) Cette coiffeuse d’homme recouverte de loupe de thuya se compose d’une table d’aspect rectangulaire, ouvrant en façade par un tiroir et munie de deux tablettes à coulisse sur les côtés, reposant sur quatre pieds en gaine réunis à la partie inférieure par une tablette d’entrejambe, et d’un miroir de forme octogonale à encadrement de bronze doré, orné d’un registre de palmettes lancéolées entre deux autres, l’un perlé et l’autre tressé. Le miroir, monté à charnières et à inclinaison réglable, est soutenu par deux montants, également de bronze, en forme de termes à bustes féminins coiffées à l’antique, posés sur deux gaines à chapiteaux ornés de palmettes renfermant des fleurons et de feuilles de palme, et dont une chute à fleurons enrichit leur face antérieure. Des chapiteaux et des chutes similaires décorent les quatre pieds de la table, munis de sabots à griffes de lion, alors que le tiroir, ceint par un encadrement à frise de palmettes et de perles, présente en son milieu une importante entrée de serrure ovale, entourée par une guirlande de laurier et cantonnée entre deux palmettes très échancrées, le tout en bronze doré. Connu et apprécié de son vivant pour la qualité de ses petits meubles d’une exécution parfaite, mais encore plus estimé pour ses pièces d’orfèvrerie, qu’il livra dès la fin du XVIIIe siècle et jusqu’au début de la Restauration, Biennais fut un de principaux fournisseurs des palais impériaux et de l’impératrice sous le Premier Empire. Parmi sa production, cette coiffeuse d’homme ou barbière retient particulièrement l’attention, car, à notre savoir, elle semble être l’unique meuble de ce type connu à ce jour. Cependant deux autres toilettes portatives, sorte de psychés à miroir, plaquées respectivement en loupe de frêne ou d’if, avec des filets d’ébène, présentent un aspect identique des montants en termes et de l’encadrement de la glace à celui de notre coiffeuse. L’une, présentée en 1951 à l’exposition Chefs-d’œuvre des grands ébénistes, au musée des Arts décoratifs de Paris, reproduite aussi dans l’ouvrage de Denise Ledoux-Lebard, Le mobilier français du XIXe siècle, est réputée avoir été exécutée pour l’impératrice Joséphine, ainsi qu’une seconde, identique, conservée dans la chambre à coucher de celle-ci, au palais de Fontainebleau (ill.). Biennais avait repris les même termes à têtes de femmes à l’antique pour les montants d’une autre psyché portative, agrémentés de branches de lumière et dont le miroir présente une forme d’écusson, conservée au château de Malmaison (ill.), également dans la chambre de Joséphine, et sur une seconde se trouvant dans une collection particulière. Originaire de Lacochère, près d’Argentan (Orne), Martin-Guillaume Biennais arriva assez jeune à Paris, où il se forma peut-être auprès de son cousin André-François Cheron, Maître tabletier. Biennais est désigné lui-même en tant que Maître en 1788, lorsqu’il se maria en première noces : il avait acheté alors le fonds de boutique de tabletterie de la veuve Anciaux. Remarié en secondes noces, Biennais s’établit rue Saint-Honoré et ouvrit dès 1790 une boutique à l’enseigne Au Singe violet. Sous le Consulat, il fabriquait des articles de tabletterie, puis ajouta à sa production de petits meubles de grande qualité, qu’il livra plus tard pour l’empereur et sa famille et pour la cour. Comme on l’apprend de son étiquette commerciale, il réalisait des meubles fabriqués dans le genre antique, garnis de bronze et de marbre, tels que : commodes, secrétaires, consoles, tables, chiffonnières, guéridons, berceaux, toilettes d’hommes, de femmes… Parallèlement, il étendit sa production à l’orfèvrerie, pour devenir orfèvre attitré de Napoléon, d’abord Premier Consul, puis empereur, et obtint, dès 1802, l’exclusivité des livraisons de vaisselle pour la table impériale. Biennais, qui continua son activité au début de la Restauration, se retira des affaires en 1819, et vécut jusqu’en 1843. 1 2 3 4 Inv. MM 4047 165. 5 Cité par Denise Ledoux-Lebard, Le mobilier français du XIXe siècle, Paris, Les Editions de l’Amateur, 1989, p. 85.
18 000 € - 25 000 €
Lot 267
Régulateur, la caisse mouvementée en marqueterie de bois de rose et d’amarante incrustée de filets de bois clair. Le corps mouvementé orné d’une vitre bombée laissant apparaître le balancier. La partie supérieure contenant le mouvement  et le cadran signés Gravelle l’Ainé à Paris, à aiguille trotteuse. L’ensemble repose sur une base légèrement rectangulaire sur une plinthe découpée. Belle ornementation de bronzes dorés tel que rosace, fleurs, agrafes surmontée d’une figure du temps. Le meuble estampillé de JOLLAIN. Epoque Louis XV. Hauteur : 227 cm – Largeur : 47 cm – Profondeur : 25 cm Bibliographie :  Dictionnaire des ébénistes et des menuisiers, Pierre Kjellberg, p. 485. Adrien Jérôme JOLLAIN, reçu Maître le 1er Août 1763.
12 000 € - 18 000 €
Lot 268
Tapis Tebriz, en soie (chaîne, et velours en soie, trame coton). Rare tapis à décor figuratif. Le tapis est orné d’un mihrab polylobé à fond ivoire, à décor de figures féminines, posé sur un contre-fond bleu à rinceaux et fleurs polychromes. Au-dessus du mihrab, quatre cartouches renferment des légendes en caractères persans. En haut à droite, nous apercevons un personnage sous une tente. A droite, un serviteur ou un garde et à gauche de la tente une grande colonne d’où s’échappe une flamme. Près de la colonne, un personnage tient une aiguière (Youssef). Sur toute la surface du tapis, orné de fleurs polychromes, de nombreuses femmes agenouillées ou accroupies, jouant d’un instrument de musique ou préparant un repas et servant des boissons. La large bordure principale rouge à décor de personnages et de saynètes est encadrée de quatre contre bordures bleu marine et ivoire à guirlande de fleurs. L’état général est assez bon, mais accident sur un personnage en bas à droite et tache d’urine. Nord-ouest de la Perse, première moitié du XXe siècle, vers 1920. 3,70 x 2,40 m Iconographie : Vraisemblablement tirée de l’histoire de Youssef (Joseph) et Zoulaïka. On remarque, dans la bordure inférieure, la scène célèbre de Joseph abandonné par ses frères au fond d’un puits ou d’une citerne. Bibliographie : A. Papadopoulo, l’Islam et l’art musulman, ed. Mazenod, 1976, p. 40. Saadi, Golestan, ed Seghers, édition de 1976, pp. 104 /105.
3 000 € - 5 000 €
Lot 269
Secrétaire d’enfant à abattant en placage d’acajou, il présente quatre tiroirs et un abattant, ce dernier découvrant deux tiroirs. Les angles à pans coupés cannelés et ressauts. Plateau de marbre blanc à galerie ajourée. Encadrement de bronze ciselé et doré ciselé d’oves. Fin de l’époque Louis XVI (quelques bronzes rapportés). Hauteur : 109 cm - Largeur : 45 cm - Profondeur : 26 cm
600 € - 1 000 €
Lot 270
Paire de tabourets en bois relaqué gris de forme circulaire, décor de godrons et de perles, pieds fuselés à cannelures Attribuée à BOULARD. Epoque Louis XVI.  Hauteur : 45 cm - Diamètre : 41 cm Jean-Baptiste Boulard, reçu Maître le 17 avril 1754.
1 500 € - 2 000 €
Lot 271
Paire de chaises en bois relaqué or, le dossier en trapèze cintré et sculpté d’une frise de perles, elle repose sur des pieds fuselés à cannelures (accidents à un pied). Estampille de Henri JACOB. Epoque Louis XVI.  Hauteur : 88 cm - Largeur : 47 cm - Profondeur : 43 cm Visible sur la photo du salon avenue Foch. Henri Jacob, reçu Maître le 29 septembre 1779. 
600 € - 800 €
Lot 272
Paire de vases pots-pourris en porcelaine gros bleu de forme tronconique. La monture en bronze ciselé et doré de feuilles de lierre souligné de perles à prises de têtes de bouquetins. La base à piédouche à cannelures, feuillages et bagues. Socle carré. Ancien travail style Louis XVI (montés en lampe). Hauteur : 40 cm - Largeur : 30 cm
1 500 € - 2 000 €