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Lot 27
Légumier rond et son couvercle en argent uni bordé de perles, feuilles d’eau. Anses unies à attaches rayonnantes, le couvercle surmonté d’une prise unie piriforme soulignée d’appliques, reposant sur une terrasse de fleurettes de lotus.
Poinçon du Maître-orfèvre Jean Charles CAHIER.
Paris, 1819-1838.
Poids : 1 378 g
Jean-Charles CAHIER a fourni La Chapelle du sacre du Roi Charles X.
600 € - 800 €

Lot 28
Suite de huit assiettes en argent 1er titre, modèle filets à six contours, bordés de godrons tors.
Travail mexicain de la deuxième moitié du XXe siècle.
Poids : 4 961 g
1 000 € - 2 000 €

Lot 29
Dix-huit couverts à entremets en vermeil, modèle à filet gravé dans un écusson encadré de palmes GM.
Poinçon de l’orfèvre François Dominique NAUDIN.
Paris, 1819-1838.
Poids : 2019 g
800 € - 1 500 €

Lot 30
Suite de dix-huit couteaux à fruits. Les manches en nacre gravée et ciselée de palmettes stylisées.
Les lames comme les viroles en vermeil, ces dernières ciselées de godrons et feuilles de lotus.
Certaines lames gravées du coutelier GARNAUD.
Paris, 1819-1838.
Poids brut : 681,71 g
300 € - 400 €

Lot 31
Grand gobelet en argent partiellement vermeillé. La partie supérieure gravée de feuillages,
enroulements, rinceaux et fleurons, le nœud comme la bordure du pied ciselés de fruits
dans des cartouches. Le pied à doucine. Le fond orné d’une médaille d’argent doré aux
profils de personnages barbus vers la gauche portant la mention MAGO. PETRI ET PAULI.
MCDXLIII Pierre et Paul 1543.
Seul le poinçon de Maître est visible.
Allemagne, vers 1550 (restaurations).
Hauteur : 19,8 cm - Diamètre : 9,7 cm
Poids net : 265,4 g
3 000 € - 5 000 €

Lot 32
Quatre bougeoirs bouts de table en argent fondu surmontés de bouquets de laurier, à deux bras au centre desquels la prise est simulée par un bouton entouré de feuillages (manques). Le fût à fines côtes, la base à ombilic, surmontant un pied mouvementé.
Poinçons de différents orfèvres non répertoriés.
Probablement travail mexicain de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. (accidents et manques, deux feuilles manquantes au niveau des prises)
Poids : 3 213 g
3 000 € - 4 000 €

Lot 33
Huit porte-menus, la base en ébène sur laquelle sont fixés des animaux exotiques en argent 1er titre.
Travail étranger.
Poids brut : 354 g
100 € - 200 €

Lot 34
Petit vase en argent martelé 1er titre de forme ovoïde à fond plat, muni de deux ailettes latérales repercées.
Travail de la Maison LALAOUNIS.
Grèce, XXe siècle.
Poids : 166,75 g
100 € - 200 €

Lot 35
Service à thé et café en argent 1er titre uni à pans reposant sur un piédouche à doucine. Les anses en bois exotique.
Il comprend une théière, une cafetière, un sucrier et un pot à lait.
Poids brut : 2 441,5 g
Le plateau au modèle à anses et pans en métal argenté (sans poinçon d’orfèvre).
Travail de la Maison TETARD FRERES. (accident à une anse)
1 000 € - 1 800 €
Lot 36
Service à thé café dit égoïste en argent 1er titre, de forme tronconique à fond plat, la partie supérieure soulignée de perles, le couvercle uni, anses en bois exotique.
Travail français du XXe siècle.
Poids brut : 610,49 g
100 € - 300 €

Lot 37
Ménagère de couverts en argent.
Modèle Acanthus de GEORG JENSEN, créé en 1917.
Elle se compose de douze couverts de table et douze fourchettes, six grand couteaux, six couteaux de table, dix-huit couverts à poisson, dixhuit couverts à entremets, douze couteaux à beurre, dix-huit couteaux à fromage, douze fourchettes à huîtres, seize cuillères à dessert, douze cuillères à café, dix-huit cuillères à moka, six fourchettes à homard, une pelle à tarte, une pelle à gâteaux, deux louches à crème, une pelle à petits fours, un couvert à salade, deux couverts de service.
On y joint trois couteaux de table du même orfèvre mais d’un modèle différent.
Poids des pièces pesables : 6 783 g
Poids brut des couteaux, du couvert à salade et de la pelle à petits fours : 2 742 g
Bibliographie :
Janet DRUCKER, Georg Jensen, A tradition of splendid silver, Schiffer Publishing, 2001, modèle reproduit p. 272.
4 000 € - 6 000 €

Lot 38
Heures (à l’usage de la Bourgogne)
Manuscrit sur peau de vélin de la fin du XVe siècle (c.1470-1490) de cent trente feuillets en un volume in-8, basane fauve marbrée encadrement de dentelle dorée entre filets, dos orné de même, tranches dorées ciselées, fermoirs.
Reliure de la fin du XIXe siècle.
Beau et précieux livre d’heures dont les miniatures peuvent être attribuées au Maître de Prélats Bourguignons.
Il débute par un calendrier, puis suivent les habituelles prières et psaumes. En fin de volume l’une d’elle est en français.
Mais tout le grand intérêt de ces Heures réside dans la présence de dix-neuf très belles miniatures d’une grande qualité de finesse et d’exécution.
En voici le détail :
Saint Jean avec l’aigle (petite tache brune)
Saint Luc avec le taureau.
Saint Matthieu avec l’ange.
Saint Marc avec le lion.
La Vierge à l’Enfant.
La Descente de croix.
L’Annonciation.
La Vierge et saint Anne.
La Nativité.
L’Adoration des Mages.
L’Annonce aux Bergers.
La présentation au temple.
La fuite en Egypte.
Le Couronnement de la Vierge.
David en prière.
La Crucifixion (petite tache).
La Pentecôte (petite tache).
La sainte messe.
Un saint évêque.
Toutes ces pièces sont d’une très grande fraîcheur de couleur et d’une beauté remarquable. Le texte est émaillé de nombreuses capitales à l’or fin et couleur et d’intéressantes bordures avec rinceaux, fleurs et feuillages d’une grande qualité. Quelques feuillets sont un peu courts dans la marge supérieure, quelques infimes petites taches, volume en partie dérelié.
Provenance :
Ces Heures étaient conservées dans la bibliothèque du Château de NEUBLANS, elles avaient appartenu au XVIIe siècle à Claude Caroline de POLIGNY épouse de Bonaventure FAUCHE
20 000 € - 30 000 €

Lot 39
Ecole de Bruges vers 1500
Piéta
Panneau de chêne, une planche, non parqueté.
12,5 x 11,5 cm
Provenance : Galerie BRESSET.
2 000 € - 3 000 €

Lot 40
Ecole flamande vers 1620, entourage de Van CLEVE
La kermesse de la Saint-Georges
Panneau de chêne parqueté.
Restaurations anciennes.
47,5 x 104 cm
2 000 € - 3 000 €

Lot 41
Ambrosius BOSSCHAERT le vieux (Anvers, 1573-La Haye, 1621)
Tulipes, iris, rose et muguet dans un römer posé sur un entablement
Cuivre.
Inscription au dos du cuivre, incisée en bas vers la gauche et date … MVM/1615.
Restaurations anciennes.
18 x 14,3 cm
Provenance :
Slatter Gallery, Londres en 1957.
Vente Londres, Christie’s, 11 juillet 1980, lot 116, comme Ambrosius Bosschaert le vieux.
Vente New York, Christie’s, 12 juin 1981, lot 131, comme Ambrosius Bosschaert le Jeune.
Vente Phillips, Londres, 21 mai 1985, lot 131, comme Ambrosius Bosschaert le Jeune, n° 29.
Bibliographie :
L.J. BOL, The Bosschaert Dynasty, Painters of Flowers and Fruits, Leigh-on-Sea F. Lewis, Publishers, Ltd, 1960 (reprint 1980), p. 66, n° 42 (non reproduit).
Bosschaert est l’un des pionniers de l’histoire de la nature morte et le premier peintre à s’être consacré entièrement aux bouquets de fleurs. Il est à l’origine d’une dynastie d’artistes, formant son beau-frère, Balthasar van der AST, et ses trois fils, Ambrosius le Jeune, Johannes et Abraham.
Il commence sa formation à Anvers, mais ses parents fuient les persécutions religieuses, et comme de nombreux protestants émigrent en Hollande et s’installent à Middelburg en Zélande vers 1587. Cette ville était devenue, dans les dernières décennies du XVIe siècle, un centre de premier plan dans le domaine de la botanique et de l’étude scientifique des plantes. Ses jardins botaniques abritaient des espèces importées du Proche et de l’Extrême-Orient et des Amériques.
Venue de Constantinople, les tulipes connaissent un succès immédiat en Hollande et deviennent un emblème de prospérité et de luxe bourgeois, collectionnées avec avidité. La tulipomanie, engendre des opérations boursières et voit la création de nouvelles variétés dans les années 1620 et 1630. Les prix des bulbes ont grimpé en flèche, amenant à une spéculation excessive, puis à l’éclatement de la bulle financière en février 1637.
Pour les collectionneurs, les peintures de Bosschaert constituaient des portraits de ces marchandises rares et précieuses. Il les a rendues dans les moindres détails, leurs couleurs vives se détachant sur le fond sombre, ajoutant des insectes pour leur donner vie.
Ses œuvres sont elles aussi devenues très recherchées de son vivant. Il immortalisait les floraisons fugaces, de moins de deux mois de l’année, par ses peintures où il n’hésitait pas à combiner des fleurs de saisons différentes. C’est le cas dans notre composition dominée par un iris jaune, et au dessous deux tulipes striées, disposition qu’on retrouve dans plusieurs autres tableaux du maître (Los Angeles County Museum of Art (1619) ; et vente à Paris, Hôtel Drouot, étude Fraysse et Associés, Binoche et Gicquello, 19 juin 2019, n° 9).
Les tulipes rayées de blanc étaient rares et précieuses, toute comme sa contrepartie blanche striée de rouge. Le petit cuivre vendu en 2019 montrait la même branche de cyclamen, aux pétales délicats, posée en bas, un détail récurrent chez le peintre dans les dernières années de sa vie (bouquets de Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza ; Vienne, Kunsthistorisches Museum, Washington, National Gallery of Art -1621-).
A l’observation attentive du monde et la fidélité des détails naturalistes, s’ajoute une valeur symbolique, de vanitas. Chaque élément du bouquet participe à l’harmonie de la Création. Les fleurs ne sont belles que quelques jours. Périssables, elles se fanent et meurent rapidement. Le muguet, par son parfum délicat et son mouvement incliné de dévotion, dit l’humilité de Marie, le cyclamen est aussi une fleur mariale. L’ensemble est animé par un papillon, animal éphémère par excellence, ce qui est une référence à la fragilité de notre existence. Avec subtilité, Bosschaert aime disposer de fines gouttes de rosée, ici à droite du vase.
Nous remercions Fred Meijer d’avoir confirmé l’authenticité de notre tableau à Ambrosius Bosschaert le vieux, sur photographie numérique, par mail le 29 avril 2024.
1. Iris jaune / Iris pseudacorus
2. Tulipe blanche striée de rouge / Tulipa hybrida
3. Tulipe rouge striée de blanc / Tulipa hybrida
4. Fritillaire pintade / Fritillaria meleagris
5. Muscari / Muscari azureum
6. Adonis d’Automne / Adonis annua
7. Brin de muguet / Convallaria majalis
8. Rose / Rosa
9. Dahlia / Dahlia hortensis
10. Fadet des tourbières ou Daphnis / Coenonympha tullia
11. Santoline petit-cyprès / Santolina chamaecyparissus
12. Cyclamen / Cyclamen persicum
250 000 € - 350 000 €

Lot 42
Jean PILLEMENT (Lyon, 1728-1808)
Personnages sur un tertre
Toile.
Restaurations anciennes.
24 x 32 cm
2 000 € - 3 000 €

Lot 43
Ecole française du XVIIIe siècle, d’après Antoine WATTEAU
Les acteurs du Théâtre-Français (le départ du bal)
Toile.
Restaurations anciennes.
77 x 87 cm
Reprise de la composition de WATTEAU conservée au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.
3 000 € - 4 000 €

Lot 44
Ecole française du XVIIIe siècle, suiveur de Jean BARBAULT
Un chasseur
Panneau de noyer filassé.
29 x 22,5 cm
Cadre en bois sculpté doré à fronton d’époque Louis XV.
Provenance :
Collection du marquis de VANDIÈRES [?].
Collection et vente SOUFLOT OU SOUFFLOT en 1789 [?].
Galerie CAILLEUX, février 1956.
Bibliographie :
Pierre ROSENBERG, Jean BARBAULT, Arte Illustrata, novembre 1972.
Pierre ROSENBERG, Quelques nouveautés sur BARBAULT, actes du colloque Piranèse,
Rome 1976, publié en 1978, p. 502 (fig. 11 : Barbault ?).
Catalogue de l’exposition Jean BARBAULT, 1718-1762, le théâtre de la vie italienne, Strasbourg, musée des beaux-arts, 2010, p. 88, cat. 19 (reproduit en noir et blanc).
3 000 € - 5 000 €

Lot 45
Edgar DEGAS (1834-1917)
Portrait de Monsieur et Madame Louis ROUART, 1904
Pastel sur papier.
Cachet de la signature en bas à gauche.
60 x 46 cm
Provenance :
Troisième vente de l’atelier DEGAS, Galerie Georges PETIT, avril 1919, reproduit et décrit sous le n° 66, p. 49.
Collection Ambroise VOLLARD, Paris.
Galerie Philippe CAZEAU - Jacques de La BERAUDIERE en 1997.
Collection privée, France.
Bibliographie :
P.A. LEMOINE, C.M. HAUKE et Paul BRAME, DEGAS et son œuvre, par Arts et Métiers Graphiques, Paris, 1946, Vol III, décrit sous le n° 1444, p. 822, reproduit sous le n° 1444, p. 823.
Louis ROUART, quatrième fils d’Henri ROUART, l’ami de DEGAS, critique d’art, est ainsi que son père un amateur plein de goût. Madame Louis ROUART était la fille du peintre Henry LEROLLE.
DEGAS a réalisé huit études de Louis ROUART et de son épouse (fig.1), dont trois œuvres montrent le couple dans cette pose particulière (Lemoine n° 1442 et 1443). A ce jour nous ne savons pas si l’artiste a réalisé un tableau définitif.
Louis, qu’il soit debout, appuyé sur la chaise de sa femme, ou assis sur une autre chaise à côté d’elle, croise les jambes et se contorsionne dans des positions qu’il serait difficile de soutenir. Les gestes impérieux de sa femme ne sont pas plus sereins. Et nos yeux, happés par les contours de leurs corps ou par l’étole de Mme Rouart, sont maintenus en mouvement
dans un rythme lent mais continu, interrompu seulement par de courts, brusques et même irritables coups de pastel. Il y a aussi quelque chose de l’évocation d’un duel car bien que leurs positions soient naturelles et possibles, leurs corps semblent représenter des forces opposées, qui sont néanmoins attirées l’une vers l’autre. De toute évidence, Degas, comme Gide, ont observé des difficultés dans leur mariage (Réf. Jean SUTHERLAND BOGGS, Portraits by Degas, Berkeley et Los Angeles, 1962, p. 76).
«Rien en art ne doit ressembler à un accident, même le mouvement. La peinture, c’est très facile quand vous ne savez pas comment faire. Quand vous le savez, c’est très difficile. Le dessin n’est pas la forme, il est la manière de voir la forme.» Edgar DEGAS.
60 000 € - 80 000 €

Lot 46
Georges ROUAULT (1871-1958)
La Clownesse, 1907
(Femme en buste de profil)
Huile et technique mixte sur papier, signée et datée 1907 en haut à gauche.
48 x 42 cm
Provenance :
Charles HALL THORNDIKE.
Collection particulière, France.
Bibliographie :
Olivier NOUAILLE et Olivier ROUAULT, ROUAULT l’œuvre peint, volume III, Édition Fondation ROUAULT, Paris,2021, reproduit et décrit sous le n° 2628-2639, p. 31.
Un certificat d’Isabelle ROUAULT accompagne cette œuvre et sera remis à l’acquéreur.
L’artiste aborde le registre du cirque vers 1903. Les écuyères, danseuses, acrobates et clowns représentent alors la tristesse infinie dissimulée derrière le divertissement.
La dimension sociale de cet univers est accompagnée d’une composante chrétienne exprimant la misère morale de l’homme sans dieu. Ces personnages de cirque sont aussi l’occasion d’études de la posture et de gestes. Ses clowns, comme ses Pierrot, ses écuyères et ses acrobates, témoignent de l’absurdité de l’existence et apparaissent comme les
alter ego de l’artiste. Le cadrage resserré, l’attitude figée du personnage comparable à un pantin et son visage brouillé dépourvu d’expression ajoutent à l’impression d’isolement et de mélancolie.
Le cirque MÉDRANO, proche de son atelier, ravive ses souvenirs d’enfance à Belleville.
«J’ai vu clairement que le « Pitre », c’était moi, c’était nous… Cet habit riche et pailleté, c’est la vie qui nous le donne… J’ai le défaut… de ne jamais laisser à personne son « habit pailleté ». La peinture n’est pour moi qu’un moyen d’oublier la vie. Un cri dans la nuit. Un sanglot raté. Un rire qui s’étrangle.» Georges ROUAULT.
50 000 € - 70 000 €
