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Lot 129
Miroir à parecloses et son fronton en bois sculpté et doré, à décor de lambrequins, larges coquilles, pots à feu, crossettes. Epoque Régence. Hauteur : 176 cm - Largeur : 105 cm A noter la petite pareclose inscrite dans la base du fronton qui allège l'ensemble du décor.
12 000 € - 18 000 €

Lot 130
Commode à façade légèrement cintrée ouvrant par trois rangs de tiroirs, en placage d'ébène et marqueterie Boulle en « première partie », de laiton sur fond d'écaille rouge gravés. Ornementation de bronzes ciselés et dorés tels que entrées de serrures figurant des masques de Bacchus, poignées tombantes, bronzes d'encadrement, mascarons ailes et volutes. Fin de l'époque Louis XIV. Hauteur : 83 cm - Largeur : 122, 5 cm - Profondeur : 62 cm Notre commode est traitée en première partie, c'est-à-dire sur fond d'écaille incrustée de laiton. Le plateau présente un décor au centre duquel se détache sous un dais Diane triomphante portant ses attributs dans une scène architecturale. Mascarons, musiciens, grotesques, volatiles et papillons sont inspirés des gravures de Jean BERAIN, de GILLOT et surtout de Claude III AUDRAN. Il y a lieu également de souligner la qualité exceptionnelle des panneaux des côtés que l'on retrouve dans l'iconographie de l'époque. On remarquera sur la façade des tiroirs, les incurvatures terminales relevées en profils coiffés de demi-palmettes mais aussi les oiseaux et surtout les papillons. OEuvres en rapport : Pour une commode à décor identique en façade mais traitée en contrepartie voir fig. 19 Guillaume Janneau « Le mobilier français - Le meuble d'ébéniste ». Les mêmes éléments décoratifs de la commode que nous présentons se retrouvent sur une armoire conservée à South Kensington et donnée à l'atelier d'André Charles Boulle, comme la commode citée ci-dessus. Le décor du plateau n'est pas sans rappeler celui similaire d'une commode attribuée à Nicolas SAGEOT et provenant de l'ambassade de Belgique à Vienne. Il est à rapprocher des commodes de la Wallace collection (Ref. F39 et F408) qui offrent des décors identiques à notre meuble ainsi que dans le traitement des côtés attribuable à TOUSSAINT DEVOYE.
80 000 € - 100 000 €

Lot 131
Grand baromètre en bois sculpté, laqué gris et partiellement doré à décor de feuilles de laurier, à l'amortissement d'une cassolette. Le cadran par GOHIN, opticien à Paris. Epoque Louis XVI (accidents et manques, manque le mouvement). Hauteur : 117 cm - Largeur : 42 cm
1 200 € - 1 800 €

Lot 132
Paire de grands bougeoirs en bronze ciselé et doré et marbre blanc à décor d'enfants jouant avec des poissons, ces derniers formant bougeoirs. La base ronde de marbre blanc sur un contre-socle de bronze à décor de feuilles de laurier, ressauts, grecques et rosaces. Début du XIXème siècle. Hauteur : 37,5 cm
4 000 € - 6 000 €

Lot 133
Coffret de forme rectangulaire en placage d'acajou moucheté. Le couvercle orné d'une poignée escamotable. Les côtés à défoncement à moulures perlées en bronze. Les angles ornés de rosaces en bronze. Epoque Louis XVI. Hauteur : 6,5 cm - Largeur : 32,5 cm - Profondeur : 22 cm
600 € - 1 200 €

Lot 134
Pendule en bronze ciselé doré, marbre blanc, le mouvement surmonté d'attributs militaires et encadré par des enfants reposant sur des volutes. Le cadran par DE LA RUELLE à PARIS. Sur la base s'inscrit une frise de postes en amati. De part et d'autre les Armes de France et de Savoie. Epoque Louis XVI. (Petits manques). Hauteur : 35 cm - Largeur : 31,5 cm DE LA RUELLE, reçu comme apprenti en 1762.
2 500 € - 3 500 €

Lot 135
Paire de fauteuils en bois laqué gris à dossier carré mouluré, les descentes d'accotoirs sculptées de feuilles d'acanthe. Dés de raccordement à rosaces. Pieds fuselés, cannelés et rudentés. Estampillés Georges JACOB, époque Louis XVI. Trace d'étiquette, (éclats). Hauteur : 93 cm - Largeur : 63 cm - profondeur : 52 cm Georges JACOB, reçu Maître en 1765
3 000 € - 6 000 €

Lot 136
Pendule de bureau de forme cage en bronze uni ou amati. Elle est surmontée d'une poignée mobile. Le cadran de LEPAUTE à Paris indiquant les quantièmes et les heures. Epoque Louis XVI. Hauteur : 23 cm - Largeur : 15,5 cm - Profondeur : 10,5 cm LEPAUTE, célèbre dynastie d'horlogers. Jean-Joseph fut le plus fameux et a notamment collaboré avec les fondeurs Poisson, Morlaix et Osmond
4 000 € - 6 000 €

Lot 137
Table console en bois sculpté et doré. Les traverses à décor de cercles imbriqués ajourés, la façade à ressauts de triglyphes retenant des guirlandes. Les angles à décor de rosaces. Elle repose sur quatre pieds fuselés, cannelés, rudentés, à asperges. Plateau de marbre gris Turquin. Epoque Louis XVI. Hauteur : 75 cm - Largeur : 147 cm - Profondeur : 58 cm environ
5 000 € - 7 000 €

Lot 138
Coupe en porphyre d'Egypte de forme circulaire à moulures et godrons reposant sur trois enfants pêcheurs de coquillages, en bronze ciselé et patiné, l'un deux souffle dans une conque. Elle repose sur une base ronde également en porphyre, cerclée de bronze ciselé et doré à décor de feuilles de lauriers. Epoque du début du XIXème siècle. Hauteur : 67,5 cm - Diamètre : 42 cm
20 000 € - 30 000 €

Lot 139
Pendule dite à la Source en marbre sculptural blanc. La base incrustée d'un bas-relief en bronze ciselé et doré, à décor d'attributs maçonniques. Epoque Louis XVI. (Mouvement et cadran rapportés). Hauteur : 46,5 cm - Largeur : 42,5 cm
1 500 € - 2 000 €

Lot 140
Six chaises de salle à manger en acajou à dossier ajouré dit « à raquette ». Les pieds à cannelures rudentées surmontés de palmiers stylisés. Estampille de L. MOREAU, époque Louis XVI. Garni de cuir fauve. (petites différences). Les chaises que nous présentons sont représentatives de l'anglomanie qui triomphait en France, vers 1785 - 1790. Hauteur : 90 à 92 cm - Largeur : 50 à 52 cm - Profondeur : 45,5 à 46 cm Louis MOREAU, reçu Maître en 1764. Voir un modèle similaire en bois laqué reproduit dans « Le siège français » par Jarry et Devinois p. 231 illustration 230.
10 000 € - 12 000 €

Lot 141
Lustre en bronze ciselé et doré à dix bras de lumière, orné de cristaux et d'une plaque de verre rouge. Travail Russe ou Scandinave vers 1800. Hauteur : 125 cm - Diamètre : 85 cm
8 000 € - 12 000 €

Lot 142
Grande table en acajou à plateau basculant, ce dernier bordé d'une forte moulure. Il repose sur une base tripode, le fût uni. Epoque Louis XVI, dans le goût de Canabas. Hauteur : 71 cm - Diamètre : 135 cm
8 000 € - 12 000 €

Lot 143
Grand lit en bois sculpté, laqué gris et partiellement doré. Le dossier surmonté d'attributs de l'Amour, un couple de colombes s'inscrit dans une couronne de roses encadrées de carquois et torches surmontant un arc. Les traverses sculptées de frises de postes, les angles formés de colonnes à cannelures torses, larges palmes à la base de médaillons d'empereurs romains. Les pentures sculptées en leur centre de médaillons d'empereurs romains encadrés de frises de quartefeuilles, cannelures et guirlandes. La tête du lit (modifiée ?) à décor d'un panier fleuri d'où s'échappent des guirlandes de roses. Travail piémontais vers 1780-1790. Attribué à Giuseppe Maria BONZANIGO. Hauteur :166 cm - Largeur : 172 cm - Profondeur : 220 cm Vraisemblablement livré pour le Palais royal de Turin. Le dessin ainsi que la qualité de la sculpture de ce lit d'apparat font naturellement penser que celui qui en est l'auteur n'est autre que Giuseppe Maria Bonzanigo, le plus grand sculpteur du renouveau néoclassique en Italie à la fin du XVIIIème siècle et qu'il s'agit probablement d'une commande royale. 37 lits sont mentionnés dans les archives de la Maison de Savoie Carignan dont 21 ont été exécutés par Giuseppe Maria Bonzanigo. Parmi ceux livrés par Bonzanigo, les descriptions des archives font état de grandes ressemblances stylistiques avec le lit que nous présentons : les quatre montants en colonnes. Les descriptions indiquent également la présence d'ornements en forme de plumes. La forme de ces montants ornés de longues feuilles sculptées se retrouve sur le guéridon réalisé par Bonzanigo pour le cabinet de l'appartement du duc d'Aoste, au second étage du Palais Reale de Turin (voir G. Ferraris, op.cit. planche 17). Un dessin de Leonardo Marini représentant un lit avec des montants similaires, réalisé pour Vittorio Amadeo III en1785, est reproduit dans l'ouvrage de Bertolotto et Villani. Giuseppe Maria Bonzanigo (1745-1820) D'origine piémontaise, il s'établit à Turin en 1773. Il travailla pendant plus de 20 ans pour la cour de Savoie et fut nommé sculpteur sur bois officiel de la couronne. Les comptes de la famille royale établissent qu'il a fourni un nombre considérable de meubles de menuiserie livrés pour le palais royal de Turin et les différentes résidences de Moncarlieri, Rivoli, Stupinigi et Venaria.
25 000 € - 35 000 €

Lot 144
Grand miroir en bois sculpté et doré partiellement laqué tilleul, à l'amortissement une urne d'où s'échappent des guirlandes architecturées, piétement à enroulement. Epoque Louis XVI. (Petits éclats). Hauteur : 231 cm - Largeur : 105 cm
5 000 € - 7 000 €

Lot 145
Paire de fauteuils d'apparat à dossier plat légèrement cintré, en bois doré, sculpté d'oves, de rubans, perles et feuilles de laurier. Les accotoirs à double enroulements feuillagés, la ceinture à cannelures et rubans simulant une passementerie. Pieds fuselés sculptés de feuilles d'acanthe et peuplier. Estampillés de BAUVE. Début de l'époque Louis XVI. Hauteur : 96,5 cm - Largeur : 63 cm - Profondeur : 52 cm BAUVE reçu Maître en 1754. Un fauteuil similaire estampillé de Bauve à été vendu par Sotheby's New York en 1988. Ce modèle tout à fait exceptionnel est à rapprocher des créations de nos ornemanistes et notamment Ange Laurent de Lalive de Jully. Notre siège est tout à fait caractéristique de ce qui fut appelé le classicisme outrancier. Ainsi, nombre de Grands du Royaume passèrent commande à partir de 1760 pour des oeuvres d'esprit grec.
40 000 € - 60 000 €

Lot 146
Tapisserie de Beauvais : Seconde tenture Chinoise : « la Danse » d'après François BOUCHER et DUMONS Dans sa bordure à l'imitation d'un cadre, au centre les Armes de France et de Navarre dans un cartouche, sommées de la couronne royale. Vers 1750-1760. 3,60 x 5,15 m Dix esquisses de François Boucher peintes en 1742 conservées au Musée de Besançon sont à l'origine de cette tenture, seules six donnèrent lieu à une tapisserie. A savoir : N° 1 le Repas N° 2 la Foire N°3 la Danse N°4 la Pêche N° 5 la Chasse N° 6 la Toilette En 1758 furent tissées six pièces pour le Roi, avec les armes du Roi dans la bordure. Dans le relevé de fournitures faites aux affaires étrangères et sur ordre particulier du Roi, il est indiqué : 6 pièces tissées en 1758. 6 pièces livrées à M. Bertin pour envoyer en Chine. La seconde tenture chinoise fut un succès considérable. Douze tentures furent exécutées entre 1743 et 1775. La neuvième fut commandée en 1759 sur ordre du Roi et donnée en 1763 à Bertin alors ministre des affaires étrangères et collectionneur d'objets d'Orient. Il en fit cadeau à de jeunes chinois retournant à la mission des Jésuites à Pékin. Elle fut offerte par la mission à l'Empereur Kien Long. Voir : « La foire chinoise », The Cleveland Museum of Art. Le rayonnement du goût chinois sur les Arts décoratifs des XVIIème et XVIIIème siècles par Madeleine Jarry ; Office du Livre éditions Vilo.
60 000 € - 80 000 €

Lot 147
Grand trumeau en bois laqué tilleul et rechampi or sculpté de branchages au naturel, de rubans, d'une torche dans une couronne surmontant une coquille. Il contient un miroir en trois parties surmonté d'un carquois. Epoque Louis XV. Hauteur : 301 cm - Largeur : 163 cm A noter la qualité exceptionnelle de la sculpture.
3 000 € - 6 000 €

Lot 148
Paire de torchères en bois sculpté à décor de nègres au visage souriant, les yeux incrustés de pâte de verre, dans des draperies or ; ils reposent sur des socles appliqués de cartouches rocaille. Travail vénitien du XVIIIème siècle. (Quelques reprises au décor). Hauteur : 155 cm - Largeur : 58 cm - Profondeur : 37 cm Hauteur : 154 cm - Largeur : 70 cm - Profondeur : 37 cm
10 000 € - 15 000 €
