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Lot 233
Paire de très grandes appliques en bronze ciselé et doré formées de carquois à cannelures torses et guirlandes de fleurs. Surmontées de nœuds de rubans. Elles présentent trois bras de lumière.
Exécutées d’après un modèle de FORESTIER.
Style Louis XVI, XIXe siècle.
Hauteur : 82 cm - Largeur : 43 cm - Profondeur : 29 cm
Voir in-situ dans l’hôtel de Paris, 15, avenue du Bois de Boulogne, actuellement avenue Foch, (aujourd’hui détruit).
2 000 € - 4 000 €
Lot 234
Paire de bergères en bois sculpté et redoré. Les dossiers plats arrondis sculptés de cartouches et coquilles feuillagées d’où s’échappent des enroulements, guirlandes et descentes de piastres. Les ceintures mouvementées, les descentes d’accotoirs sculptés de fleurs, feuillages et enroulements. Les traverses sinueuses, celle en façade sculptée d’un cartouche en rappel de celui des dossiers. Les attaches de pieds sculptés de fleurs.
Pour la première, en partie d’époque Louis XV.
Pour la seconde époque Louis XV.
Sans garantie de l’état du bois sous la redorure.
Hauteur : 99 cm - Largeur : 68 cm - Profondeur : 51 cm
Nos bergères font partie du style de Transition, les motifs traités sont d’esprit Louis XV. Les bergères présentent au niveau du piétement un décor dissymétrique.
Bibliographie :
Pour des sièges comparables voir le catalogue de la vente Sotheby’s Monaco du 25/06/1974, n° 54 , vente OJJEH, vente Christie’s, New York, 15 octobre 1988.
8 000 € - 12 000 €
Lot 235
Table de salle à manger en acajou et placage d’acajou. Une allonge en acajou, pieds à facettes et roulettes, bagues de bronze.
Epoque Louis XVI.
Hauteur : 72 cm - Largeur : 157 cm - Profondeur : 110 cm
4 000 € - 5 000 €
Lot 236
Suite de huit chaises de salle à manger en acajou et placage d’acajou, le dossier rectangulaire dans lequel s’inscrit une lyre. Les ceintures moulurées. Pieds fuselés à cannelures.
Ancien travail de style Louis XVI (bouts de pieds rapportés, accidents).
Hauteur : 85 cm - Largeur : 50 cm - Profondeur : 43 cm
Le modèle de nos chaises est directement inspiré de la livraison effectuée par Georges JACOB pour le Petit Trianon.
3 000 € - 4 000 €
Lot 237
Console de forme rectangulaire à angles arrondis en placage d’acajou, de bois de rose et fond en sycomore teinté. Elle présente trois tiroirs en ceinture, ceux des côtés montés sur pivot. Les montants fuselés à cannelures ou côtes melon, la partie inférieure torsadée reposant sur une entretoise elle-même sur des pieds fuselés à bague de bronze ciselé et doré. Le plateau foncé de marbre, celui de l’entretoise orné d’une fine bordure de bronze amati. Tandis que la partie supérieure présente une main courante.
Début du XIXe siècle, dans le goût de Martin Carlin.
Hauteur : 90,3 cm - Longueur : 82,2 cm - Largeur : 30,1 cm
Provenance :
Sotheby’s, New York, 10-12 octobre 1985, lot 707.
10 000 € - 15 000 €
Lot 238
Pendule dite à l’Amérique en bronze patiné et doré, l’Indienne coiffée d’une tiare de plumes, les yeux émaillés, les boucles d’oreilles en corail œ surplombe le cadran et le crocodile.
Le cadran signé DUPAS à Paris.
Fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle. (reprises à la patine)
Hauteur : 46,5 cm - Largeur : 37 cm - profondeur : 16 cm
Le modèle de la pendule à l’Amérique a été dessiné par Jean Simon Deverberie le 3 pluviose de l’an VII soit le 22 janvier 1799. On retrouve le dessin à la BNF, cabinet des estampes le 30,50.
Bibliographie :
Vergoldete Bronzen, Hans Ottomeyer et Peter Pröschel, p. 381.
12 000 € - 18 000 €
Lot 239
Paire de flambeaux en bronze patiné et doré formé d’Indiens aux yeux émaillés, coiffés d’une tiare de plumes tenant des cornes sinueuses torsadées sur lesquelles reposent les binets. La base ronde patiné repose sur trois pieds griffe. Il s’agit du grand modèle.
Fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle.
Hauteur : 53 cm - Diamètre : 16 cm
A noter la grande dimension de nos flambeaux qui ont été livrés en deux tailles, nous présentons le grand modèle. Voir un modèle approchant conservé au Musée François Duesberg à Mons.
6 000 € - 8 000 €
Lot 240
Paire de lampes en métal argenté, le fût formé d’une colonne surmontée d’un chapiteau corinthien, la base carrée (électrifiée). L’une signée HINKS.
Epoque du XIXe siècle.
Hauteur : 55 cm environ
Hinks était un fabricant réputé de lampes à pétrole installé à Birmingham vers 1880.
400 € - 500 €

Lot 241
Très petit bureau de pente en placage de bois de rose marqueté de losanges et réserves de bois de rose et de satiné, galbé dans les deux sens et sur les quatre faces, les ceintures mouvementées, pieds cambrés à angles abattus. L’abattant découvre un intérieur à décor de marqueterie florale de bois de bout sur fond de bois de rose composé de trois tiroirs sinueux dont un à casier avec un système de combinaison dissimulant des casiers à secret.
Ornementation de bronze ciselé et doré.
Trace d’estampille et de marque de Jurande.
Epoque Louis XV (accidents).
Hauteur : 84 cm - Largeur : 57 cm - Profondeur : 36 cm
Provenance :
Vente Marquise de GANAY N° 262, 8, 9 et 10 mai 1922.
5 000 € - 7 000 €
Lot 242
Paire d’appliques en bronze doré et ciselé à trois bras de lumière. Décor de volutes et guirlandes, le fût orné d’une tête de bélier en son centre, la partie supérieure d’un vase à l’antique.
Epoque Louis XVI.
Hauteur : 46 cm - Largeur : 43 cm
2 000 € - 3 000 €
Lot 243
Lustre en bronze doré et en tôle à six bras de lumière portés par des rinceaux retenus par des cariatides aux corps partiellement feuillagés ciselé de rosaces, tors, les binets perlés appliqués de guirlandes. Le centre à cannelures torses foncé d’asperges de bronze, à la base une rosace de feuillage et pomme de pin simulée.
Style Louis XVI d’après un modèle de Pierre GOUTHIERE.
Hauteur : 60 cm - Diamètre : 46 cm
2 000 € - 3 000 €
Lot 244
Paire de grands vases pots-pourris en porcelaine à fond gros bleu et leurs couvercles, le couvercle repose sur une galerie finement ajourée de feuilles de laurier et tors, les anses formées de serpents enlacés. Ils reposent sur des bases quadripodes à tête de satyres ou chèvre, pieds se terminant par des sabots. La base ronde et à ressaut à fond de grattoirs, pieds en pastille.
D’après des œuvres du bronzier François. REMOND.
Style Louis XVI.
Hauteur : 34 cm - Largeur : 19 cm
1 200 € - 1 500 €

Lot 245
Grand bureau à tiroir coulissant en chêne et résineux, acajou, cuivre, bronze doré, maroquin rouge rapporté.
Attribué à David Roentgen (1743-1807), Maître à Paris le 19 mai 1780.
Paris ou Neuwied, vers 1785.
Hauteur : 84 cm - Longueur : 182,5 cm - Profondeur : 85 cm
On joint un cartonnier en basane rouge d’époque postérieure s’adaptant pour servir d’écritoire.
Provenance :
Ancienne collection Paul Lebaudy, dans son hôtel de Paris, 15, avenue du Bois de Boulogne, actuellement avenue Foch, (aujourd’hui détruit).
Bibliographie :
Hans Huth, Roentgen Furniture : Abraham and David Roentgen, European Cabinet Makers, Londres, 1974.
Rosemarie Stratmann-Döhler, Mechaniche Wunder Edles Holz. Roentgen-Möbel des 18. Jahrhunderts in Baden und Württemberg, Karlsruhe, 1998.
Christian Baulez, David Roentgen et François Rémond. Une collaboration majeure dans l’histoire du mobilier européen, in L’Estampille/L’Objet d’Art n°305, septembre 1996.
Achim Stiegel, Präzision und Hingabe.Möbrlkunst von Abraham und David Roentgen, Berlin, 2007
Jean-Jacques Gautier, Bertrand Rondot et alii, Le château de Versailles raconte le Mobilier national. Quatre siècles de création, Paris, 2011.
Wolfram Koeppe et alii, Extravagant inventions, the princely furniture of the Roentgens, New York, 2012.
Evoquant par son aspect imposant et architecturé une grande table à écrire avec une ceinture surhaussée, ornée sur tous les côtés de panneaux en légère saillie dont les angles sont ponctués de rosaces en bronze doré, ce meuble en acajou présente en façade un tiroir muni de deux poignées à tores de lauriers enrubannés, maintenus par deux rosaces d’acanthe aussi de bronze, ainsi qu’une entrée de serrure médiane. Le tiroir, monté à coulisse et à charnières, se rabat pour former bureau, découvrant à l’intérieur deux caissons latéraux délimités par de doubles cannelures verticales. Aux angles de la ceinture sont disposées des pièces de raccordement en saillie, rythmées sur chaque face de doubles cannelures recouvertes en cuivre. En sa partie inférieure, la ceinture est soulignée d’une moulure composée de godrons légèrement torsadés rangés en épi, alors que le plateau est ceint par un encadrement mouluré formant ressauts aux angles, le tout en bronze doré. Le bureau repose sur quatre pieds en gaine à faces évidées finissant avec des chapiteaux carrés à palmettes d’acanthe et avec des sabots rectangulaires moulurés, ornés d’une frise de godrons et montés sur un coussinet carré aplati. Le plateau, ainsi que la partie intérieure du tiroir formant écritoire sont recouverts de maroquin rouge rapporté.
Notre bureau appartient à un modèle de meubles élaboré par Roentgen vers 1780 dont le tiroir en ceinture surdimensionné peut abriter soit le mécanisme d’un piano, d’une toilette, d’une table de jeu, ou bien, comme dans notre cas, un pupitre rabattable avec des casiers formant secrétaire. Il faut chercher vraisemblablement l’origine de ces pièces dans la collaboration entre Roentgen et l’horloger et facteur d’instruments Peter Kinzing (1745-1816), qui mirent au point un nouveau type de piano dit à tiroir, dont le clavier était dissimulé par un abattant, donnant ainsi au meuble l’apparence d’un grand bureau plat. Ce genre d’instrument, que Roentgen fabriqua dans ses ateliers de Neuwied, connut un relatif succès : deux exemplaires furent livrés en 1786 à l’impératrice Catherine II de Russie, dont un est toujours conservé au palais de Gatchina et le second fut vendu par les Soviets en 1930, un autre se trouve dans les collections de Saxe-Cobourg-Gotha à Vienne, un quatrième est passé en vente, et enfin un dernier appartenant au Mobilier national, réputé provenir de Louis-Hercule-Timoléon, duc de Brissac (1734-1782) suite aux saisies révolutionnaires, puis privé de sa partie instrumentale, fut transformé en bureau et employé au XIXe siècle par les directeurs du Conservatoire de musique de Paris. A quelques exceptions près, l’aspect de cette dernière pièce est très similaire à ce bureau, avec le panneau en léger relief aux angles pastillés du tiroir, dont les poignées de bronze doré sont identiques aux nôtres (ills). Par ailleurs, la présence de parties évidées formant réserves sur les pieds en gaine du bureau, laisse supposer que ceux-ci étaient aussi ornés à l’origine de motifs brettés en bronze comme sur l’ancien piano du Mobilier national.
L’assemblage des pieds sans écoinçons, ainsi que la présence du tiroir surhaussé sont communs à notre bureau, au piano vendu par Sotheby’s, mais aussi à deux tables de toilette conservées au château de Ludwigsburg, ou à une table d’architecte du Metropolitan Museum of Art de New York et à deux autres tables d’architecte, passées en vente à Londres et à Paris, cette dernière présentant elle aussi des poignées identiques de bronze doré. La présence de chapiteaux et de sabots en bronze d’un type différent de ceux employés habituellement par Roentgen, plus proches, en fait, de modèles français, renforce l’hypothèse que ce bureau, plutôt que fabriqué dans ses ateliers de Neuwied, aurait pu être monté plus vraisemblablement à Paris, où la collaboration de l’ébéniste avec le bronzier François Rémond est désormais établie.
Fils d’Abraham Roentgen, ébéniste célèbre à Neuwied, près de Coblence, David naquit en 1743 ; éduqué et formé au sein de la communauté des Frères Moraves, auxquels sa famille appartenait, il apprit l’ébénisterie et devint le successeur de son père en 1772. Avec un sens tout particulier de l’entreprise, il développa l’atelier familial de Neuwied, qui employait à la fin du XVIIIe siècle plus d’une centaine d’ouvriers. Il voyagea une première fois à Paris en 1774 en proposant ses services à Marie-Antoinette, puis, il y retourna en 1779 et tenta d’obtenir la protection de la reine et le privilège de vendre ses meubles dans la capitale sans devenir membre de la communauté des menuisiers ébénistes. Cependant, cette dernière l’obligea à en devenir membre et il obtint la maîtrise en avril 1780. En mars 1779, Louis XVI lui acheta un imposant secrétaire à mécanique, pourvu d’un jeu de flûte, que le roi fit placer dans la salle à manger des retours de chasse, à Versailles, et qui fut dépecé au XIXe siècle. Il présenta à la reine, en 1784, un automate représentant une Joueuse de tympanon réalisé en collaboration avec Peter Kinzing, que Marie-Antoinette acheta début 1785 et fit aussitôt don à l’Académie des Sciences. Parmi ses clients se comptaient également le comte et la comtesse de Provence, le comte et la comtesse d’Artois, le roi de Prusse et le prince Charles de Lorraine. Mais, incontestablement, sa meilleure cliente fut l’impératrice Catherine II de Russie, qui lui acheta dès 1783 une grande quantité de meubles, comme elle le témoignait dans une lettre adressée à Grimm : David Roentgen et ses deux cent caisses sont arrivés sains et saufs, à point pour apaiser ma fringale… Le succès de Roentgen lui permit d’ouvrir aussi des magasins à Berlin et à Vienne. Pendant la Révolution les biens de l’ébéniste furent confisqués à Paris et il dut rentrer à Neuwied, mais ici aussi en 1794, son atelier fut mis à sac par les armées révolutionnaires. Roentgen se réfugia à Gotha, puis à Berlin, pour ne revenir dans sa ville qu’en 1802. Il décéda en 1807
Pendant un voyage à Wiesbaden.
Pendant les premières années du XXe siècle, notre bureau faisait partie des collections de Paul Lebaudy et se trouvait dans l’ancien salon de musique de son hôtel parisien, situé alors au 15, avenue du Bois de Boulogne (actuelle avenue Foch), comme en témoignent deux photos de Gustave William Lemaire (ills.).Grand collectionneur comme plusieurs membres de sa famille, Paul Lebaudy conservait ses meubles et objets précieux à Rosny et dans son hôtel parisien situé au numéro 15 de l’actuelle avenue Foch, aujourd’hui détruit, où, entre autres pièces remarquables, figurait le bureau de Roentgen.
1 Vente, Berlin, Rudolph Lepke, 2 juin 1930, n°155, cité par Wolfram Koeppe et alii, Extravagant inventions, the princely furniture of the Roentgens, cat. exp. Metropolitan Museum, New York, 2012, cat. n°52, p. 176-177.
2 Sotheby’s, Paris, 19 avril 2016, n°250.
3 Inv. GME 17092, aujourd’hui en dépôt au musée national des châteaux de Versailles et des Trianon, voir Jean-Jacques Gautier, Bertrand Rondot et alii, Le château de Versailles raconte le Mobilier national. Quatre siècles de création, Paris, 2011, p. 162-164.
4 Staatlichen Schlösser und Gärten Baden-Württemberg, inv. Nr. SchL 1106 et 1090, voir Rosemarie Stratmann-Döhler, Mechaniche Wunder Edles Holz. Roentgen-Möbel des 18. Jahrhunderts in Baden und Württemberg, Karlsruhe, 1998, cat. 19, p. 110-111 et cat. 29, p. 136-137.
5 Inv. L.2009.19.
6 Christie’s, 4 juillet 2013, n°11.
7 Espace Pierre Cardin, Me Rémy Le Fur et Associés, 17 juin 2008, n°99.
8 Christian Baulez, "David Roentgen et François Rémond. Une collaboration majeure dans l’histoire du mobilier européen" in L’Estampille/L’Objet d’Art n°305, septembre 1996, p. 96-118.
9 Christian Baulez, "David Roentgen et François Rémond. Une collaboration majeure dans l’histoire du mobilier européen" in L’Estampille/L’Objet d’Art n°305, septembre 1996, p. 96-118.
10 Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, inv. 67L01366 et 67L103090.
20 000 € - 30 000 €
Lot 246
Paire de sellettes porte girandoles en bois partiellement doré et relaqué gris. Le plateau mouvementé comme le fût à décor d’agrafes et crossettes, le piétement rond sinueux avec des réserves.
Italie, deuxième moitié du XVIIIe siècle.
Hauteur : 88 cm - Largeur : 29 cm - Profondeur : 29 cm
800 € - 1 200 €
Lot 247
Caisse à oranger de forme carrée en placage de bois de rose, bois de violette orné de marqueterie à la Reine sur les quatre faces. Sur l’une d’elle un tiroir, les angles abattus et à ressauts. Les pieds gaine tronconiques marquetés sur les quatre faces de guirlandes de laurier.
Attribuée à LEGRIS.
Epoque Louis XVI.
Hauteur : 50 cm - Largeur : 29 cm
Profondeur : 26 cm
Jean Louis François LEGRIS, reçu Maître en 1779.
On connaît de lui des commodes possédant une marqueterie identique.
1 500 € - 2 500 €
Lot 248
Paire de torchères monumentales en bronze ciselé et doré (adaptée à l’électricité).
Attribuée à Pierre-Philippe Thomire (1751-1853)
Paris, époque Restauration.
Hauteur : 205 cm - Largeur : 56 cm
En bronze ciselé et doré, ces torchères se composent d’une base en talon inversé, montée sur quatre pattes de lion feuillagées, posée sur une plinthe rectangulaire lisse et décorée de doubles volutes et de palmettes ajourées, d’un fût et de sept branches de lumière. Le fût cannelé, appuyé sur quatre feuilles de refend en acanthe réunies à un double ombilic perlé et orné de feuilles d’eau et de cannelures, est entouré à sa base par un collier composé de trois registres de feuilles lancéolées et de palmettes d’acanthe. Son chapiteau, également à feuilles lancéolées et à quatre volutes, supporte une vasque évoquant un vase Médicis, godronnée à sa base et dont le bord est souligné par une frise de palmettes et de dards. Son centre est marqué par deux calices superposés d’où jaillissent les branches de lumière. Six de ces dernières, dont la forme rappelle une corne d’abondance, sont posées en consoles en S autour d’une septième branche centrale dressée, le tout décoré de rinceaux avec des rosaces d’acanthe à jour.
Stylistiquement, notre paire de torchères appartient à l’époque de la Restauration, qui garde en très grande mesure des éléments du langage décoratif du Premier Empire. On y retrouve encore le reflet des projets des architectes Charles Percier (1764-1838) et Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853), tels qu’on les découvre sur un cahier de croquis conservé par le Metropolitan Museum de New York, ou bien sur les planches de leur Recueil de décorations intérieures comprenant tout ce qui a rapport à l’ameublement…, publié à Paris par P. Didot l’aîné en 1812 (ills.).
Par certains détails, nos torchères s’apparentent aux productions de Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), auteur, entre autres, de torchères et candélabres monumentaux. Avec quelques différences de décor, nous retrouvons le socle en talon renversé, l’ombilic posé sur quatre feuilles de refend, le collier d’acanthes entourant la base du fût et la vasque godronnée sur les quatre torchères exécutées pour le grand cabinet de Napoléon aux Tuileries, conservées aujourd’hui au salon des Glaces du Grand Trianon, sur des candélabres de moindre hauteur, datant également du Premier Empire, ou bien sur les chandeliers réalisés vers 1823, sous la direction de Thomire, Ravrio, Galle et Feuchère, pour l’autel de l’église Saint-Louis des Invalides (ills.),etc.
Habile bronzier, Thomire devint Maître fondeur-ciseleur en 1772, et travailla pour la couronne jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Il poursuivit et développa son activité sous le Premier Empire, racheta le fonds de commerce de Martin-Eloi Lignereux, grand marchand parisien installé à Londres depuis la Révolution, puis rentré en France sous l’Empire. Thomire, devenu ciseleur de l’Empereur en 1811, s’était associé dès le 12 novembre 1804, avec Duterme et avec ses deux gendres, Beauvisage et Carbonnelle, sous la raison sociale Thomire, Duterme et Cie, et avait installé son commerce au numéro 41 de la rue Taitbout. Cette société, qui employait un nombre considérable d’ouvriers – de 6 à 7 cents selon les témoignages contemporains - continua à produire sous la Restauration, puis, changea se raison sociale en Thomire et Cie vers 1819 et persista après 1823, date à laquelle Thomire s’était retiré des affaires, se poursuivant sous la direction de ses deux gendres jusqu’en 1853.
1 Musée national des châteaux de Versailles et des Trianon, inv. V 4206.
2 Hans Ottomeyer, Peter Pröchel, Vergoldete Bronzen, Munich, Klinkhardt & Biermann, t. Ier, nos 5.17.11-13, p. 393.
3 Juliette Niclause, Thomire. Fondeur-Ciseleur (1731-1843). Sa vie – son ?uvre, Paris, Gründ, 1947, p. 44 et sqq.
18 000 € - 25 000 €
Lot 249
Secrétaire à abattant en bois de placage marqueté de scènes de chinois dans des jardins sur les trois faces. Il présente un tiroir, un abattant et deux vantaux. L’abattant découvre des étagères et six tiroirs simplement marquetés de bois de rose à encadrement. Les vantaux découvrent des étagères, les angles et montants à ressauts. Belle ornementation de bronze ciselé. Plateau de marbre brèche d’Alep.
Estampille de E. LEVASSEUR.
Epoque Louis XVI.
Hauteur : 133 cm – Largeur : 101 cm – Profondeur : 42 cm
Bibliographie :
Pour un modèle similaire :
vente Christies Monaco, n°176 du catalogue, 5 décembre 1992.
Etienne Levasseur (1721-1798) reçu maître en 1767, tenait enseigne au « cadran bleu ».
Si bien des meubles étaient livrés avec des panneaux de laque, certains ébénistes ont tenté de jouer avec la marqueterie afin d’imiter la peinture. Aussi, on retrouve les traces des couleurs employées pour teinter les bois marquetés et gravés du secrétaire que nous présentons. Les marqueteurs se sont directement inspirés de Boucher et des gravures de Huquier.
Voir la commode estampillée de Wolf du Musée des arts décoratifs de Paris.
Il serait injuste de ne pas citer David Roetgen qui mit au point les marqueteries au chinois.
12 000 € - 15 000 €
Lot 250
Lustre en bronze ciselé et doré, verre rouge translucide et cristaux. De forme ronde à neuf bras de lumière retenus par des rinceaux feuillagés. Le fût comme le corps en verre teinté rouge. Le lustre en couronne et plusieurs étages.
Travail russe ou scandinave vers 1830.
Hauteur : 115 cm - Diamètre : 110 cm
4 500 € - 6 500 €
Lot 251
Paire de marquises à châssis en bois redoré mouluré, les dossiers carrés ou rectangulaires se terminant par des feuillages, la descente d’accotoir sinueuse comme les supports. Dés de raccordement sculptés de rosaces, pieds fuselés à bague et cannelures rudentés. La descente d’accotoir à la particularité de prendre attache avec le haut du dossier et non en partie médiane, ce qui donne un aspect élégant à notre mobilier et souligne l’aspect novateur de sa conception.
Par claude sené le jeune reçu Maître le 31 juillet 1769.
Non signée, châssis d’époque.
Epoque Louis XVI.
Hauteur : 97 cm - Largeur : 112 cm - Profondeur : 59 cm
10 000 € - 15 000 €
Lot 252
Quatre grands fauteuils à châssis en bois redoré mouluré, les dossiers carrés ou rectangulaires se terminant par des feuillages, la descente d’accotoir sinueuse comme les supports. Dés de raccordement sculptés de rosaces, pieds fuselés à bague et cannelures rudentés.
Un fauteuil estampillé C. SENE LE JEUNE.
Les châssis munis de leur anciennes sangles et de numéros ainsi que de traces d’étiquette ?
Fin de l’époque Louis XVI (garnis d’une soie de la maison TASSINARI et CHATEL).
Hauteur : 95 cm - Largeur : 65 cm - Profondeur : 55 cm
Possibilité de réunion.
10 000 € - 15 000 €
