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Lot 173
2 L.A., [1818], à sa petite-fille Mlle Aurore Dupin, aux Dames anglaises; 2 pages et quart et 1 page et demie in-8, adresses (feuillet d'adresse déchiré et en partie manquant à la 1ère lettre). Jolies lettres à sa petite-fille, pensionnaire chez les Dames anglaises à Paris. Paris 8 mars. Elle a bien reçu son invitation à assister au sermon de l'abbé: «je me fais un vrai plaisir de cette matinée, si je ne puis causer avec toi, je te verrai du moins, et après le sermon, nous trouverons bien un petit coin pour conter nos petites affaires». Elle la sermonne de sauter la pénitence du soir en cette période de carême: «je pense que tu n'en a nul regret [...] je voudrais bien cependant que tu en perdise l'habitude, surtout à l'approche des pâques, un peu de recueillement, de l'empire sur toi-même, feraient voir que tu te prepare à recevoir ton createur, autrement, à quoi sert la confession ? si ce n'est pour être meilleur ? [...] tu promets à Dieu que le prêtre représente, de ne plus retomber dans les fautes que tu te reproches, ne serait-ce que la charité envers cette pauvre personne que tu impatiente, que tu scandalise, qui voit des péchés mortels dans des étourderies. Tu trouveras dans le monde des gens qui te jugeront peut-être plus sévèrement, et à qui un air de tête, des paroles légères, indiscrètes, suffiront pour te blamer, t'aplaudir et te juger irrévocablement». Il faut qu'elle commence à s'habituer à cela dès l'école, «car c'est un petit monde tout aussi sévère, et peut-être plus juste que le véritable; tu es assez raisonnable pour faire sur toi ce faible effort». Elle s'assurera auprès d'une soeur qu'elle obéit bien, «car je me méfie des de tes non, de tes oui»... Mardi matin. Elle a reçu sa lettre une heure après le départ de la sienne, qui lui a fait bien plaisir et qui «forme un article bien intéressant de ton journal», et calme sa grande inquiétude: «une mauvaise réputation dès le jeune âge s'étend souvent sur toute la vie, et il serait fâcheux de la ternir pour des billevesées qu'il coute si peu de réprimer, fais voir que l'indulgence, le pardon, l'oubli des fautes et les caresses ont sur ton jeune coeur un empire absolu, et que tu sais tenir les paroles que tu donnes»... Elle a vu sa maman ce matin, qui va bien mais qui est fort mécontente «de la mauvaise tenue où elle t'a trouvée chaque fois qu'elle a été te voir»: cheveux en désordre, robe sale tachée d'encre, «ton joli châle servant à te cacher», etc. Elle la conseille sur la variation des tenues à adopter, s'occupe de diverses affaires de sa petite-fille à faire livrer au couvent, etc. On joint une étiquette autographe de George Sand: «Lettres de ma grandmère, &c G.Sand»
400 € - 500 €
Lot 174
L.A., Nohant 31 mai 1818, à sa petite-fille Mlle Aurore Dupin, aux Dames anglaises; 3 pages in-4, adresse (petit manque par bris de cachet). Très jolie et longue lettre familière et tendre à sa chère petite fille, pensionnaire à Paris. Elle avait tant besoin de repos, de sommeil et de silence que depuis son retour à Nohant elle a mis deux jours à ouvrir les yeux sans efforts. Elle attend avec impatience de ses nouvelles; le facteur Saint-Jean «qui est vieux comme le monde, qui n'a ni enfant, ni petite fille tient peut-être dans sa poche mon espoir et ma consolation, il ne s'en doute pas le butor. Ce sera cependant ma première question en le voyant, mais avant qu'il ait fouillé dans tous ses goussets, déployé son portefeuille, présenté ses mémoires, dit 3 ou 4 fois ce n'est pas cela, donnez-vous donc patience, tu le vois et moi aussi, mais s'il ne m'en apportait pas ? Oh je serais bien fâchée car j'y compte»... Elle raconte les péripéties de son voyage de retour de Paris à Nohant: les repas, le manque de confort des auberges, la perte de sa bague, et enfin son arrivée à Nohant: «Jeudi enfin, chez moi, malgré le déluge, mes gens, mes chiens, mon chat et Barbarie ! tout seul - son ami a été mangé par les chats. Le lendemain, des visites à l'infini», Aulard, Duvernet, etc. Elle donne les nouvelles de La Châtre, Nohant, Montgivray, etc. «Que ta lettre est sensible et aimable, ma chère petite, l'énumération que tu me fais de tes bonnes amies et de toutes celles qui peuvent te procurer quelque douceur dans ta vie te deviennent inutiles au milieu de tes regrets de notre séparation [...] Je n'ai pas trop d'assurance pour être tranquile: oui, oui, je reviendrai comme je te l'ai promis». Elle l'encourage à profiter de ses maîtres, et lui promet d'écrire à la supérieure «pour une celule, et y loger ton pinson». Elle conlut: «Point de lettre de toi ma petite, je ferme la mienne tristement»
400 € - 500 €

Lot 175
L.A., Nohant 26 septembre 1822, à une «belle Dame»; 4 pages in-4. Curieuse et longue lettre, écrite neuf jours après le mariage de la future George Sand avec le baron Casimir Dudevant. La première partie de la lettre concerne les affaires de la dame, avant d'en venir aux nouveaux propriétaires de Nohant: «Vous me mandez qua la place de la jeune baronne, vous seriez montée chez moi, vous vous seriez jetée à mon col vous mauriez temoigné franchise, amitié, &c. [...] mais tout le monde n'a pas un coeur fait comme le vôtre; [...] il faut bien se persuader qu'entre la vieillesse et la jeunesse, l'amitié ne peut exister [...] C'est dapres ce principe que je ne suis entré en aucune discussion avec les jeunes mariés. Je ne sais sur les antecedents que ce quils ont bien voulu dans la conversation me laisser connaître»... Le jeune homme est bien fait, a la figure «peu avenante» quoique doux; «il a un peu la petulance gascone, sans en avoir la jactance. Ses parents autrefois très riches colons americains, ont cherché comme tous les proprietaires à tirer le meilleur parti possible de leur recolte en etablissant des rafineries de sucre. Son père était lieutenant colonel avant la revolution. Il a été admis chez Mde Dupin rue du roi de Sicile»... Après sa retraite, le colonel fut député, 12 ou 15 ans; son fils unique aura droit à la fortune paternelle «qui est de 25 à 30 000 f de revenus»... Suivent d'autres détails sur les espérances du baron. «Bref si Aurore eut pu faire un meilleur choix sous tous les rapports, elle eut pu aussi en faire un bien plus mauvais; et vous serez etonnée que la chose n'ait pas eu lieu, lorsque vous saurez qu'apres la rupture du mariage Pontcarré la mère Mde Maurice s'adressa à M. Savin l'ami de M. de Beaumont, et lui dit de lui trouver qq vieilles moustaches qui la débarassent de sa fille qui était un diable». Savin s'est adressé à M. Roëttiers de Montaleau du Plessis, lui disant que «sil trouvait un officier à demi-solde qui put obtenir le consentement de la jeune personne il assurait celui de la mere. Ce M. du Plessis repondit quil avait tout ce que lon pouvait desirer»... La mère conduisit la fille au Plessis-Picard et l'y laissa seule, sans domestique: Aurore fit l'objet alors de demandes d'un aide de camp du général Subervie, «jeune turc» de 45 ou 50 ans sans fortune, d'un avocat fils d'un payeur à Chalons, et d'un notaire, mais la jeune personne donna sa préférence à «son mari», et Mme Maurice Dupin, «oubliant les obligations d'une mere qui tient à l'honneur, à la probité, à la consideration, qui si elle a le malheur d'avoir une fille réprehensible par sa legereté, coupable dans sa conduite, doit la couvrir de son manteau, la proteger, la defendre lors encore que ses erreurs et ses fautes seraient averrées, [...] par une infamie qu'on ne peut expliquer, alla calomnier sa fille, dire le plus de mal possible du jeune homme à qui a voulu l'entendre»... M. de Beaumont ajouta foi aux rapports mensongers, «et pendant que cette mere vomie par l'enfer, lui racontait qu'elle avait été indignement chassée de chez elle par les jeunes gens, elle ecrivait à ces derniers les lettres les plus tendres [...]. Le caractere de duplicité paraît inherent aux individus de cette famille»... Etc
500 € - 600 €
Lot 176
L.A.S., Nohant 24 juin 1834, à Jules Boucoiran à Paris; 2 pages in-8, adresse, cachets postaux. Au précepteur de son fils Maurice. Il est passé le voir avant son départ avec son fils Maurice, «qui demande toujours quelques affaires qu'il a laissé chez sa mère». Il parle des élections dans l'Indre, auxquelles Duris-Dufresne a renoncé à se présenter, puis longuement de sa santé, éprouvée par un récent accident qui l'a laissé sans connaissance. Délirant de fièvre, il a été soigné par l'application de 48 sangsues, un long alitement, etc. Il est encore convalescent. Il prie de lui donner des nouvelles de Maurice: «s'il continue à bien travailler, grondez-le un peu de ma part, car il ne m'a pas écrit depuis trois semaines, il m'a écrit 2 fois la première semaine de mon départ, et depuis ce tems, il ne m'a pas donné signe de vie; je présume que ce sont les sorties chez sa bonne Maman qui en sont cause»... On joint le faire-part de son décès (8 mars 1871); et 1 P.S. par son père Jean-François Dudevant comme chef de brigade du 14e Hussards Livourne 3 floréal III (22 avril 1795)
300 € - 400 €
Lot 177
L.A.S., [Paris 14 octobre 1834], à Adolphe Guéroult; ¾ page in-8, adresse. [833] «Venez donc me voir, Monsieur, si vous n'avez pas oublié jusqu'à mon nom. Pour moi je me souviens toujours avec reconnaissance de l'amitié que vous m'avez témoignée autrefois et je vous prie de me la conserver. Venez dîner ou déjeuner avec moi, ce sont les heures où l'on me trouve toujours»
300 € - 400 €

Lot 178
L.A.S. «George», Nohant [29 juin 1835], à l'avocat Jean-Joseph Bidault à Saint-Amand-Montrond; 1 page et demie in-4, adresse. [955] Belle lettre à un ami de Michel de Bourges, avant son départ pour la Suisse. «Mon cher Monsieur de Barnave, je ne conçois rien aux reproches mêlés à votre aimable adieu. Vous avez pris beaucoup trop au sérieux deux ou trois paroles parties d'un coeur ambitieux de votre amitié. Je suis trop désireux de vous inspirer ce sentiment pour n'y pas croire, dès que vous me le promettez. J'espère bien que dans le cours de notre existence berrichonne, nous aurons l'occasion de nous le prouver réciproquement». Elle espère que Mme Bidault «n'aura pas peur de l'impie George Sand, elle qui debout sur les marges du pont d'enfer, lorgne si tranquillement les abîmes. Ce trait de courage lui assure mon admiration. [...] Si mes courses vagabondes me poussent vers St-Amand, le pédestre bohémien ira frapper à sa porte et lui demander le pain et le sel de l'hospitalité. S'il va en Chine, il fera des voeux pour sa santé et se souviendra avec reconnaissance de la sympathie précieuse et honorable du citoyen de la Gironde. Je suis trop heureux que Lélia vous ait fait passer une heure ou deux et vous prie de lui garder votre appui contre les attaques un peu dures dont la malheureuse a été l'objet. Je pars pour la Suisse. Envoyez-moi un souvenir de tems en tems par la première hirondelle ou par le premier nuage venu. [...] Gironde, plaine ou montagne ad libitum (au diable la canne de M. de Robespierre)»
1 000 € - 1 200 €
Lot 179
L.A.S. «George», [1835-1836 ?], à Charles d'Aragon; 1 page et demie in-8, adresse (un peu rognée dans le haut sans toucher le texte, trace d'onglet). Belle lettre parlant de Michel de Bourges. «Vous avez dit ce soir qu'une chose intéressante arriverait à vous ou à moi. Michel vient d'arriver. Puisse votre horoscope s'accomplir aussi heureusement quant à vous ! Mais ma joie de le revoir est toujours troublée par l'état déplorable dans lequel je le retrouve. Toujours malade et brisé de fatigue, à croire qu'il va mourir. Maurice et moi allons passer la nuit à le soigner. Nous ne souperons donc pas ensemble ce soir. Je n'ai pas besoin de vous en demander pardon. Mais je vous supplie de me donner de vos nouvelles demain. Tout ce qui est inattendu frappe d'épouvante le faible esprit de l'homme, même la joie. Je suis superstitieuse ce soir, et inquiète de vous»
500 € - 700 €
Lot 180
Ensemble de volumes provenant de la bibliothèque de Michel de Bourges, vendue à Bourges le 19 octobre 1957 (ainsi que le rappelle une étiquette collée à l'intérieur des livres). La plupart des volumes sont en reliures de l'époque, principalement en basane ou demi-basane, souvent usagées, certaines avec de petits défauts ou accidents. A. Jurisprudence et histoire. * Ch. d'Agoult, Des impôts indirects et des droits de consommation, ou Essai sur l'origine et le système des impositions françaises, comparé avec celui de l'Angleterre... (Paris, H. Nicolle et A. Egron, janvier 1817), rel. avec d'autres pièces sur les finances par Bonald, Causans, H. Dard, Marcellus, etc. (fort in-8). * C. Beccaria, Des délits et des peines, trad. de l'italien par J.-A.-S. Collin de Plancy (Paris, Collin de Plancy et Dondey-Dupré, 1823, in-12). * Philippe Bornier, Conférences des ordonnances de Louis XIV [...] avec les anciennes ordonnances du Royaume, le droit écrit et les arrêts, nouv. éd. (Paris, chez les Associez choisis par ordre de Sa Majesté, 1737, 2 vol. in-4). * Jean-Baptiste Denisart, Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence, par Me J. B. Denisart, Procureur au Châtelet de Paris (7e éd., Paris, Veuve Desaint, 1771, 4 vol. in-4); et Collection de décisions nouvelles et de notions relatives à la jurisprudence,... mise dans un nouvel ordre, corrigée et augmentée par MM. Camus et Bayard, avocats au Parlement (Paris, Veuve Desaint, 1783-1790, 9 vol. in-4). * Scipion Du Périer, Oeuvres de Scipion Du Périer, écuyer et doyen de messieurs les Avocats au Parlement de Provence, nouv. éd. (Avignon, H.J. Joly, 1759, 3 vol. in-4). * André-Marie Dupin, Code du commerce de bois et de charbon pour l'approvisionnement de Paris... (Paris, Guillaume, 1817, 2 t. en un vol. in-8). * Guy Du Rousseaud de La Combe, Recueil de jurisprudence civile du pays de droit écrit et coutumier..., 4e éd. (Paris, Prault, 1769, in-4); et Traité des matières criminelles, suivant l'ordonnance du mois d'août 1670, et les édits, déclarations du Roi, arrêts et réglemens intervenus jusqu'à présent, 5e éd. (Paris, Th. Le Gras, 1757, in-4). * Jean-Baptiste Furgole, Ordonnance de Louis XV [...] pour fixer la jurisprudence sur la nature, la forme, les charges e les conditions des donations, 2e éd. (Toulouse, A. Birosse, 1761, 2 t. en un vol. in-4); et Traité des testamens, codiciles, donations à cause de mort et autres dispositions de dernière volonté (Paris, Jean de Nully, 1745-1748; 4 vol. in-4., basane, dos à nerfs. * Daniel Jousse, Traité de l'administration de la justice... (Paris, Debure père, 1771, 2 vol. in-4). * Guillaume de Lamoignon, Arrestez de Mr le P. P. de L. Arrestez ou loix projettées dans des conferences [...] pour le pays coûtumier de France, et pour les provinces qui s'y régissent par le droit écrit (s.l., 1702, 2 parties en un vol. in-4). * Antoine Le Maistre, Recueil de divers plaidoyers et harangues, prononcez au Parlement, 2e éd. (Paris, H. Le Gras et M. Bobin, 1654, 2 parties en un vol.). * Jean-Louis de Lolme, Constitution de l'Angleterre, ou État du gouvernement anglais, comparé avec la forme républicaine & avec les autres monarchies de l'Europe, nouv. éd. (Genève, Barde, Manget et Cie, et Paris, Buisson, 1787, 2 t. en un vol. in-8). * Maurice-André Philipp, Examen de l'état du gouvernement et de la législation en France à l'avènement de saint Louis au trône (Paris, Pélicier, 1821, in-8). * [Polluche aîné], Essais historiques sur Orléans, ou Description topographique et critique de cette capitale, et de ses environs (Orléans, Couret de Villeneuve, 1778, in-8 avec plan dépliant). * Jean-Étienne-Marie Portalis, Discours, rapports et travaux inédits sur le Concordat de 1801 (Paris, Joubert, 1845, in-8). * Léopold-August Warnkoenig, Institutiones juris romani privati, editio altera (Liège, chez l'auteur et J. Desoer, 1825, in-8). B. Littérature * Chateaubriand, Les Martyrs, ou le Triomphe de la religion chrétienne (Paris, Le Normant, 1809, 2 vol. in-8), éd. orig. avec catalogue de l'éditeur. * Dictionnaire anglais-français, et français-anglais, abrégé de Boyer, par N. Salmon, 27e éd. (Paris, Tardieu-Denesle, 1825, 2 vol. in-8). * Charles-Pierre Girault Duvivier, Grammaire des grammaires, ou Analyse raisonnée des meilleurs traités sur la langue françoise, tome I (Paris, chez l'auteur et Janet et Cotelle, 1819, 2 t. rel. en un vol. in-8, qqs notes autogr. de Michel de Bourges). * Antoine Hamilton, Oeuvres (A. Belin, 1818, 2 vol. in-8). * Histoires choisies des auteurs profanes, traduites en françois avec le latin à côté... (Basle, E. Tourneisse, s.d., 2 vol. in-12). * Juvénal, Satires, trad. en vers français par E.U. Bouzique (Paris, H.L. Delloye, 1843, in-8), envoi à Michel de Bourges du traducteur. * Kant, Principes métaphysiques de la morale, trad. par Cl.-Jos. Tissot (Paris, Levrault, 1830, in-8). * Jean-François de La Harpe, Cours de littérature ancienne et moderne (Paris, P. Dupont et Ledentu, 1826, 18 vol. in-8). * Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Magasin des adolescentes, ou Dialogues d'une sage gouvernante avec ses élèves de la première distinction, t. I et II (Lyon, P. Bruyset Ponthus, 1778, 2 t. rel. en un vol. in-12). * Jean-François Marmontel, Contes moraux suivis de Bélisaire (s.l.n.d., 4 t. en 2 vol. in-8). * Jean-Baptiste Massillon, Sermons de M. Massillon, évêque de Clermont [...]. Avent (Paris, Veuve Estienne et fils et Jean Herissant, 1769, in-12). * Jean-Marie Moussaud, L'Alphabet raisonné, ou Explication de la figure des lettres (Paris, Maradan, an XI-1803, 2 vol. in-8). * Nouveau Testament de Notre Seigneur Jésus-Christ (Le), trad. selon la Vulgate (Paris, G.F. Quillau, 1740, in-12). * Paul Scarron, Le Virgile Travesty en vers burlesques, t. I (Paris, G. de Luyne, 1675, in-12). * Sainte Bible (La), contenant l'Ancien et le Nouveau Testament, trad. sur la Vulgate par Le Maistre de Sacy (Paris, J. Smith, 1829, in-4). * Térence, Publii Terentii Comoedia expurgate. Interpretatione ac Notis illustravit Josephus Juvencius S.J. (Paris, H. Barbou, 1805, in-8). * Edward Young, Les Nuits, trad. de l'anglois par M. Le Tourneur, 4e éd. (Paris, Lejay, 1775, 2 t. en un vol. in-12). C. Sciences * Antoine Baumé, Éléments de pharmacie théorique et pratique, 7e éd. (Paris, C.N. Guillon-d'Assas, an III-1795, in-8). * Charles Bossut, Traité élémentaire d'algèbre (Paris, C.A. Jombert, 1781, in-8). * William Buchan, Médecine domestique, ou Traité complet des moyens de se conserver en santé, et de guérir les maladies, par le régime et les remedes simples, trad. de l'anglois par J.D. Duplanil, 4e éd., t. II (Paris, Froullé, 1789, in-8). * Charles-Étienne-Louis Camus, Cours de mathématiques. Seconde partie. Éléments de géométrie, théorique et pratique (Paris, P.E.G. Durand, 1769, in-4). * Georges Cuvier, Tableau élémentaire de l'histoire naturelle des animaux (Paris, Baudouin, an VI, in-8 dos abîmé). * Nicolas-Louis de La Caille, Leçons élémentaires de mathématiques, nouv. éd. par l'abbé Marie (Paris, Desaint, 1772, in-8). * John Sinclair, L'Agriculture pratique et raisonnée, trad. de l'anglais par C.J.A. Mathieu de Dombasle, t. I (Paris, Deterville, 1824, in-8)
1 000 € - 1 500 €
Lot 181
7 L.A.S., 1835-1889; 10 pages et demie in-4 ou in-8, une adresse (portrait joint). Paris 6 juillet [1835], à Charles de Gaujal, à Limoges. «Tu me parles de désert. Tu te plains à moi de ta solitude parce que tu vis en province. Eh ! Grand dieu ! Crois-tu que ma Thébaïde soit plus peuplée que la tienne ?»... Et quant à regretter Paris, ce serait frivole, «à moins que tu n'y aies laissé une femme chérie»... 14 mars et 27 mars 1841, à un ami de Melun. Le procès où il devait plaider contre Me Philippe Dupin dans une affaire de contrefaçon sera sans doute remise à quinzaine; «par conséquent, je te verrai le 30 mars, espérant que tu voudras bien me présenter à MMrs Despatys et Goux-Franklin que je n'ai pas l'honneur de connaître»... 26 février [1845], envoi d'un billet pour «la séance Hugo-Ste Beuve», à l'Académie... 26 juillet [vers 1850], à Charles Blanc: «Je vous avais parlé du désir de Mme d'Agoult d'avoir quelques notes biographiques exactes sur votre frère Louis. Mme d'Agoult, qui écrit une histoire de la révolution de février, s'est adressée à vous [...] Soyez donc assez complaisant, je vous prie, pour aller la voir un de ces jours; et vous ferez, à tous égards, une chose bonne et utile»... Berne 16 août et 2 novembre 1889, comme ambassadeur en Suisse, à Pierre Tirard, en faveur de son gendre Jules Hignette pour la croix d'officier de la Légion d'honneur
120 € - 150 €
Lot 182
L.A.S. «George», [Paris 13 décembre 1836, à son ami Alexis Duteil]; 4 pages in-8. [1308] Elle va envoyer à son «cher vieux» un billet de 1.000 fr. pour payer diverses sommes, dont «le port des effets que j'ai dirigés de ma mansarde sur Nohant». Elle le charge aussi de bien accueillir Scipion du Roure qui va venir à Nohant pour la voir: «préviens MES GENS et Brazier [...] Tu lui diras qu'une raison majeure (mon fils malade) me fait manquer au rendez-vous que je lui ai donné. Mais qu'il faut qu'il m'attende philosophiquement à Nohant ou qu'il vienne à Paris, rue Laffitte 23». Elle ne sait quand elle pourra partir: «Maurice a une sorte de maladie de langueur qui m'attriste beaucoup et m'inquiète même. Cela joint à l'ennui et au dégoût que Paris m'inspire ne me rend pas gaie». Elle a été «enrhumée à ne pas bouger pendant plusieurs jours» et n'a pu s'occuper de M. Mollié: «Je ferai auprès de ces vilains matous, tout ce qu'il sera possible de faire sans me déshonorer complètement. [...] Adieu mon cher vieux ami, donne-moi des nouvelles de cheux nous, de ta femme, de ta couée &c - Je vous chéris et vous bige de toute mon âme»
600 € - 800 €
Lot 183
L.A.S. à la suite d'une L.A.S. de Félicien Mallefille, Nohant 5 novembre 1837, à Édouard Charton; 2 pages in-8 (dont une demi-page autographe), adresse. Félicien Mallefille recommande A. Demay «qui désire entrer avec vous en rapport d'affaires et de littérature. Il doit vous adresser en même temps que cette lettre ou du moins très prochainement un manuel de musique à mettre dans l'ouvrage quasi-encyclopédique que vous allez, dit-on, publier sur les sciences et les arts, et quelques articles biographiques pour le Magasin Pittoresque»... George Sand ajoute sa propre recommandation: «Je n'ai d'autre titre à vos yeux qu'une vive sympathie d'opinion et une haute estime personnelle. Agréez-en l'assurance sincère et si vous pouvez obliger mon compatriote Mr Demay, ex-précepteur de mon fils, faites-le avec bonté».... [Mallefille avait succédé à Amand Demay comme précepteur des enfants de George Sand, dont il devint alors l'amant.]
250 € - 300 €

Lot 184
L.A.S. «George», [Paris août (?) 1838], à son «cher Boutarin» (Alexis Duteil); 4 pages in-8. [1773] Intéressante lettre au sujet de ses enfants et de son ancien mari après leur séparation. Elle apprend que Casimir Dudevant est très malade. «Dis-moi ce qu'il devient et s'il est dans l'intention de venir chercher ses enfants pour passer le mois de vacances avec eux. J'irais peut-être avec eux dans le Midi afin de ne pas faire d'histoire avec Mr Dudevant la première année. Je me tiendrais aux environs de Nérac 15 jours ou trois semaines, et de là, je les emmènerais dans un climat plus chaud pour passer l'hiver. Je suis retenue ici par mes affaires théâtrales qui se sont renouées avec la Porte St Martin. C'est encore un secret pour le public aussi n'en parle à personne. Je me hâte de terminer mon travail et quand il sera livré je partirai, je crois sans assister à la représentation, car je crains que la mise en scène ne tarde et ne me pousse jusqu'au temps froid où Maurice est menacé de rhumatismes. Jusqu'ici il va bien, ainsi que Solange, et moi aussi». Elle a prié son ami David Richard, ami intime de Charles Didier, «et la plus excellente créature qui soit au monde, d'aller faire connaissance avec la famille Molliet, et de lui offrir ses services; car il est secrétaire du préfet [...] C'est une belle intelligence, un grand coeur et un charmant caractère». Elle évoque ses amis bordelais, dont son ancien amant Aurélien de Sèze
800 € - 1 000 €
Lot 185
L.A.S. «George», [Paris 26 ? avril1840], à Mme Julie Baune; 1 page in-12 à son chiffre, adresse (petite fente réparée). Avant la création de sa pièce Cosima à la Comédie- Française (29 avril 1840). «Chère amie, J'ai pensé à toi dès le principe pour une loge et tu en auras une si c'est humainement possible. Mais je n'en puis promettre d'autre, cela ne dépend pas de moi. Je crois que tout est loué, et je garde pour mes intimes amis le peu qu'on me donnera»
200 € - 250 €

Lot 186
L.A., [Nohant, fin juin ou juillet 1841], à son «cher Pélican» [Eugène Pelletan]; 4 pages in-8 à son chiffre. Longue et belle lettre inédite. Elle se plaint du coût du port des lettres que lui envoie le Pélican: «ne les bourrez pas des produits indigestes des inconnus qui m'écrivent, parce que n'y eut-il que 2 sous d'augmentation de port, ce serait payer trop cher les complimens bêtes, ou les injures sales qu'on m'adresse. Pour l'amour de Dieu ne m'envoyez de Paris aucune lettre par la poste. La dernière quoique en vers, était aussi bête qu'insultante. Vous voyez qu'en vous la donnant pour pressée, on s'est joué de votre candeur». Il faut aussi interdire à son portier de lui renvoyer des lettres: «faites un paquet de toutes ces platitudes que vous m'enverrez par la 1ère occasion avec l'encyclopédie», avec la «grande carte chronologique de l'histoire universelle» qu'elle a oubliée à Paris: «Vous me rendrez bien service de me rendre ma mémoire». Il peut aussi les porter chez Louis Viardot, qui va venir la voir avec sa femme. «Si vous pouvez venir à Nohant, et que cela vous amuse sans vous déranger le moins du monde, (bien entendu que les frais de déplacement me concernent) il est possible que je vous demande de m'amener Solange du 28 au 30 août. N'en parlez encore à personne et dites-moi franchement si ce ne serait pas une corvée pour vous».... Puis elle explique pourquoi elle ne veut pas collaborer au journal La Presse: «Il n'y aurait pas pour moi affaire de conscience, à écrire de la littérature dans tel ou tel journal, puisque j'en mets dans la revue qui n'est pas ce qu'il y a de plus propre au monde. Mais j'aurais une répugnance invincible à avoir le moindre rapport, même indirect avec les G. [Girardin] - Inutile de proclamer cela, mais dispensez-moi de toute explication en disant à la personne qui vous en a parlé que je ne suis pas libre d'accepter, que mes conventions avec la revue s'y opposent, etc. Le fait est que j'ai plus d'éditeurs que je ne puis en contenter, car malgré ma persévérance, je ne travaille pas aussi vite qu'il faudrait. J'aurais besoin de repos pendant un ou deux ans. J'ai la tête bien fatiguée d'écrire, et je voudrais lire; mais je ne le peux pas».... Elle ajoute, à propos de Pierre Leroux: «Je vous assure qu'une heure de l'entretien de cet hommelà, vaut mieux que toutes les semaines passées à Nohant près de moi et dont je vous sais gré de garder le souvenir. Mais moi je ne suis qu'une cervelle d'enfant, et sans mon coeur qui est encore assez bon, je ne signifierais rien du tout. Au lieu que Leroux est grand, et fort, et intelligent, et savant, tout cela avec une nature humble et douce comme celle d'un chrétien primitif»
1 000 € - 1 500 €
Lot 187
4 L.A.S., Paris 1841-1842 et Londres 1852, à George Sand; 6 pages et demie in-8, adresses. [17-18 avril 1841]. Il a été malade d'une laryngite et on lui a mis les sangsues, mais va mieux. Il regrette que Mme Marliani soit malade: «Je suis sûr qu'elle se fait des idées chimériques sur moi, et qu'elle me regarde comme un ingrat, un abominable ingrat, parce que je ne vais pas la voir. [...] je suis un homme accablé parfois et stupide. J'ai souvent pensé à ce que Tacite rapporte de Tibère comme une preuve de férocité, que dans les grands accès de tristesse il reconnaissait à peine ceux qu'il aimait et ne leur adressait pas même la parole. [...] Voilà un mois que je passe renfermé, malade et ne voulant voir personne, voyant à peine mes enfants. [...] Mes amitiés à Chopin»... 2 lettres à en-tête de La Revue indépendante. [4 novembre 1841]. «Nous sommes enfin délivrés du n°. [...] J'irai certainement vous voir demain soir, pour vous voir d'abord, et entendre Me Durmont»... [Fin mars 1842]. «Je voudrais bien aller dîner avec vous ce soir; j'en serais bien content; il y a si longtemps que je ne vous ai vue [...] Ne vous dérangez pas pour venir à la Revue. Quant à l'article du Salon, si vous pouvez chercher encore et mettre la main dessus, ce sera bien»... Londres 20 mars 1852. Il la remercie de coeur pour ce qu'elle a fait pour Luc Desages, «lui qui fut un peu votre enfant», et la prie de faire un dernier effort: il apprend par Pauline Roland «(elle-même en prison et condamnée !) que Desages a été extrait le 7 de ce mois du fort d'Ivry et conduit à Brest, où l'on me dit qu'il est encore sur les vaisseaux, attendant son fort. Je sais que je n'ai rien à ajouter pour vous engager à empêcher, si cela vous est possible, cette triste iniquité. [...] Il est doux, quand on est dans la situation où nous sommes, de dire à ses amis qu'on les aime»
800 € - 1 000 €

Lot 188
L.S., Paris 28 janvier 1842, au Cercle du Commerce à Nancy; 1 page in-8 impr. à en-tête de La Revue indépendante, adresse. [2393] Rare lettre-circulaire pour le lancement de La Revue indépendante, avec la signature autographe des trois directeurs: Pierre Leroux, George Sand et Louis Viardot
300 € - 350 €
Lot 189
Manuscrit autographe, À Charles Duvernet; 1 page in-8. Début de la dédicace de son roman Horace (1842), à son ami Charles Duvernet: «Certainement nous l'avons connu; mais disséminé en dix ou douze exemplaires dont aucun en particulier ne m'a servi de modèle. Dieu me préserve de faire la satire d'un individu dans un personnage de roman ! Mais celle d'un travers répandu dans le monde de nos jours, je l'ai essayé cette fois-ci encore [...] J'ai tenté de faire un peu sérieusement la critique du beau jeune homme de ce tems-ci, et ce beau n'est pas ce qu'à Paris on appelle le lion. Ce dernier est le plus inoffensif des êtres. Horace est son type plus»... (la suite manque)
400 € - 500 €
Lot 190
9 L.A.S., 1842-1864 et s.d., la plupart à son ami Auguste Scheurer-Kestner; 28 pages in-8, une adresse (on joint une l.a.s. de sa veuve). Intéressante correspondance politique. 26 janvier 1841, à Félix Bonnaire, directeur de la Revue de Paris. «Je n'avais cru vous attaquer que sous le rapport littéraire et dans les limites de la critique littéraire»... Dimanche 1842, à un ami et «grand écrivain», expliquant ses difficultés pour placer un article sur «l'homme que j'admire et que je vénère le plus au monde», Lamartine, et les obstacles ou réticences rencontrés à La Presse et à la Revue indépendante; ses espoirs pour un nouveau journal, auquel il l'invite à collaborer... 1862-1864 ?, à Scheurer-Kestner. 16 juillet 1862, sur la poste, petite soeur de la police; il prophétise qu'un Scheurer «deuxième du nom présidera la République en messidor 1897»... [Octobre ?], sur la campagne d'Italie: «Napoléon n'avait aucun intérêt à créer une nation libre à sa frontière comme une moquerie de son césarisme», et «tout intérêt au contraire, à empêcher l'éclosion d'un état constitutionnel de ce calibre. Il a laissé l'Autriche dans son repaire du Quadrilatère, pour forcer l'Italie à ramper dans la dépendance de la France impériale»... Admiration pour l'écrit de Victor Chauffour- Kestner contre la guillotine, «fille aînée du despotisme»... [Fin décembre], félicitations sur la naissance de sa fille Suzanne, regrets de la mort de Michel Goudchaux... [1863]. Sa brochure vengeant la révolution de Février des «ordures» de Baroche a été saisie, mais Proudhon a écrit une brochure pour «exciter le suffrage universel à l'abstention»: analyse... [1863 ?]. Le ministère de l'Intérieur a défendu à Pagnerre de publier les brochures de Pelletan, mais le 15 août pourrait retourner la situation: «On annonce pour ce jour-là un Deux-Décembre libéral»... 19 mai 1864. Allusion à la sortie de prison de Scheurer, et réjouissance d'être débarrassés d'Ollivier: «notre petit groupe marche maintenant d'un seul coeur et du même pas; vous verrez que nous finirons par donner tort à la politique d'abstention»... Plus une lettre d'introduction de son ami Journault, neveu par alliance du général Cavaignac
400 € - 500 €
Lot 191
L.A.S. «G S», [Paris avril ?1842, à l'éditeur Charles-Aristide Perrotin]; 1 page in-8 à son chiffre (traces de collage au dos). Au sujet de la préparation du tome II (Jacques) de ses Oeuvres chez Perrotin. «Je crois qu'il est inutile que je corrige les épreuves de Jacques. Cet ouvrage est un de ceux que j'ai écrits avec le plus de soin. Les épreuves ont été corrigées dans le tems par le grand grammairien Gustave Planche. Depuis, je l'ai encore revu avec attention pour la 2de édition, et dans l'exemplaire que je vous ai rendu il y a eu peu de mots à changer. Ainsi je crois que vous marcherez plus vite en ne m'envoyant pas les épreuves. Voyez celles-ci et faites-les bien revoir par votre prote pour la typographie et les erreurs qui se glissent toujours dans la composition. J'aime mieux garder tous mes soins pour ceux de mes ouvrages qui en ont réellement besoin»
500 € - 600 €
Lot 192
L.A.S. «George», [Paris] Dimanche soir [9 avril 1843], au Docteur Paul Gaubert; 1 page in-8 à son chiffre, adresse. [2615]. Amusante lettre après une soirée où Maurice Sand s'était déguisé en sauvage. «Eh bien, cher Docteur, avez-vous fini par digérer ce beau, ce gros, ce superbe poisson d'avril que vous avez avalé, vous onzième ou douzième sans vous appercevoir de la date ? ou bien avez-vous fait semblant de prendre Maurice pour un sauvage afin de nous rendre le lundi le poisson auquel on vous avait invité le dimanche ? Nous vous attendons pour savoir où nous en sommes, et lequel de nous tous est le plus attrapé. Maurice compte vous envoyer son portrait tatoué prenant à la ligne un docteur. Dans tous les cas nous devons manger tous ensemble un poisson véritable pour nous dédommager»... À la suite, le Dr Gaubert a fait une longue et spirituelle réponse (qui occupe le bas de la page et les pages 2 et 3), acceptant «votre bonne invitation pour jeudi, le jeudi saint, jour de poisson; celui que je désire manger est impossible à déterminer, je fais peu usage de poisson. Les quatre meilleurs sont, je crois, le turbot et le saumon bons en tout temps à Paris, l'alose qui est de la saison, et l'elbut ou fletan trop peu apprécié à Paris, vous choisirez. Je vous disais donc que je mange très rarement du poisson et cela parce qu'il s'assimile mal à ma nature, le poisson d'avril lui-même quoique plus léger que les autres n'est pas digéré»... Etc
600 € - 800 €
