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Lot 50
Lot 50
Claude MICHEL dit CLODION (1738-1814) Jeune fille tenant deux colombes près d’une aiguière Terre cuite repatinée signée sur la terrasse (restaurations sous la patine, vase cassé, nez refait, restaurée au niveau des jambes, quelques  rebouchages, manque à une aile, une tête d’oiseau recollée et potentiellement refaite, petits rebouchages, pied restauré). Hauteur : environ 33 cm   Bibliographie : Catalogue de l’exposition Musée du Louvre, 17 mars - 29 juin 1992, reproduit fig. 156. Il pourrait s’agir de Figure en terre cuite d’une jeune fille tenant deux colombes avec à ses pieds une grande aiguièrefigurant dans l’inventaire après décès du sculpteur dénommé, Femme jouant avec deux tourterelles, Geaffrey 1912 p. 229. La seconde partie du XVIIIesiècle voit fleurir, parallèlement à un engouement pour le dessin, la vogue des statuettes en terre cuite qui viennent petit à petit remplacer marbres et bronzes dans les intérieurs. CLODION se fit une spécialité de ces terres cuites qui remportèrent rapidement l’enthousiasme de ses contemporains.
8 000 € - 15 000 €
Lot 51
ALLEGRAIN, d’après Femme en tunique Bronze à patine sombre, porte une signature Allegrainet datée 1767sur la base. Hauteur : 40 cm - Largeur : 9 cm
2 000 € - 3 000 €
Lot 52
Ecole française du début du XIXesiècle Neptune chevauchant un dauphin dressé sur une conque Bronze à patine foncée (un trou sur le coquillage). Hauteur : 69 cm Base : 14 x 14 cm
1 000 € - 2 000 €
Lot 53
Allemagne, Franconie, XVIIIesiècle La déesse Flore Grès, «sculpture de jardin». Hauteur : environ 49 cm
1 000 € - 1 500 €
Lot 54
Lot 54

Suite de sept panneaux en cuirgaufré et plaqué sur panneau, à décor de putti affrontés dans des volutes.

Probablement Flandre XVIIIesiècle.

(accidents, réparations, trace d’humidité sur certain panneaux).

91 x 52 cm - 95 x 152 cm - 96 x 152 cm - 168 x 150 cm            

*En importation temporaire, voir conditions de vente en fin de catalogue.

2 000 € - 3 000 €
Lot 55

Cartel d’applique et son cul-de-lampemarqueté en contrepartie sur fond de laiton gravé et corne teintée rouge ou vert et nacre. Le cadran à douze pièces émaillées. Belle ornementation de bronzes dorés.

Signé sur la platine BETBEDER à Paris. Epoque Louis XV (modifications à l’échappement, accidents et manques).

Hauteur : 122 cm - Largeur : 43,5 cm - Profondeur : 22 cm

2 000 € - 3 000 €
Lot 56

Vasquecirculaire en marbre rouge veiné et sculpté de godrons. Piétement de marbre blanc à cannelures et base circulaire (éclats et importants manques).

Travail du XVIIIesiècle ou antérieur.

Hauteur : 36 cm - Diamètre : 75 cm
300 € - 500 €
Lot 57

Bénitierformé d’une façade de théâtre de cabinet probablement florentin en d’ébène incrusté de filets d’étain, à décor architecturé appliqué de pierre dure : lapis lazuli, jaspe, marbre coloré. Colonnes en placage d’écaille rouge à l’imitation du marbre griotte (accidents). Au centre, huile sur panneau représentant la Madeleine repentante.

Italie, fin du XVIesiècle, XVIIesiècle pour la peinture.

En partie inférieure est fixé un bénitier en bronze à couvercle à décor de putti du XVIIesiècle rapporté.

Hauteur : 47 cm - Largeur : 26 cm
1 000 € - 2 000 €
Lot 58
Lot 58

Paire de canons miniaturesà patine sombre, légèrement gravés de décor feuillagés surmontés d’anses en forme de dauphin. Le premier renfort à décor d’un cartouche, monogrammé. Ils sont présentés sur leurs affûts en bois noirci, les montures ainsi que le cerclage en fer forgé.

France, début du XVIIIesiècle.

Longueur du canon : 41 cm - Longueur totale : 58 cm

Hauteur : 22 cm - Largeur : 36 cm
5 000 € - 8 000 €
Lot 59

Vasque ovaleen albâtre miel à bord arrondi placée sur un socle sculpté de motifs dans le goût de la Renaissance à balustres encadrant des motifs de lys. Base rectangulaire à cannelures.

Probablement un assemblage du XIXesiècle ou antérieur.

Hauteur : 113,5 cm
600 € - 1 000 €
Lot 60
Lot 60

Très rare écritoire de scribe ottoman

Empire ottoman, fin du XVIIesiècle.

Bois, écaille de tortue, nacre, ivoire et os.

Hauteur : 13,5 cm - Largeur : 33,5 cm - Profondeur : 14,7 cm

Petites restaurations. 

 

Provenance :

Collection du marquis Louis François de MONTEYNARD (La Pierre, Isère, 1713-Paris, 1791), ministre de la guerre du Roi Louis XV, puis conservé par sa descendance. Château de TENCIN, Isère, collection de Diane deMONTEYNARD(1884-1970), puis à sa fille Armelle de LaMOUSSAYE (1907-2004)

 

Exposition :

Paris, galerie Alexis RENARD,Autour de l’art turc, 19 septembre-8 octobre 2011, n° 25.

Caractéristique du goût ottoman avec sa belle marqueterie de nacre et d’écaille de tortue utilisée à Istanbul à la fois pour les objets d’art et pour le décor intérieur, comme dans le pavillon de Bagdad construit dans le palais de Topkapi en 1639-1640, l’écritoire compte parmi les rares objets islamiques conservés en France depuis le XVIIIesiècle. Elle a en effet appartenu au marquis Louis François de MONTEYNARD(1713-1791). Militaire de carrière, il s’était illustré sur les champs de bataille en Italie, en Autriche, à Minorque, en Allemagne et en Hollande pendant les campagnes de Louis XV, et avait obtenu en 1759 le grade de lieutenant général. Le 6 janvier 1771, le roi l’avait nommé secrétaire d’état à la guerre en remplacement de CHOISEUL, poste qu’il conserva jusqu’au 27 janvier 1774. A partir de 1775, MONTEYNARDs’occupa de la construction du château de TENCIN, belle demeure classique du Grésivaudan où il aima à se retirer au milieu de ses collections. Sans enfant, il légua ses biens à son épouse Françoise Marie de MONTEYNARD(1734-1809), avant qu’ils n’entrent en possession de leur neveu Hector Joseph de MONTEYNARD(1770-1845) qui fut nommé pair de France en 1827.

Conservée au château de TENCIN, l’écritoire avait peut-être été offerte au ministre de la Guerre par la Sublime Porte. L’objet contient toujours deux lettres. La plus précieuse fut écrite le 28 août 1772 à MONTEYNARDen persan sur une feuille de papier à paillons d’or par Haidar Ali KHAN (1720-1782), nawab du royaume de MYSOREen Inde à partir de 1761. La deuxième lettre en donne une traduction en français. Après avoir été au service du nawab, Mr HÜGEL était rentré en France et avait recommandé le capitaine RUSSELpour lui succéder. Dans sa lettre, Haidar Ali KHANle confirme dans son rang tout en demandant au ministre de lui donner la croix militaire de Saint-Louis afin que son autorité soit affirmée face aux soldats qu’il devait former. Il indique également que les vaisseaux français seront protégés dans les ports de son royaume et qu’il espère en retour le même accueil pour ses navires aux îles de France et de Bourbon. Le souverain de MYSOREs’était opposé tout au long de son règne aux velléités d’annexion de la Compagnie britannique des Indes orientales et avait pour cela recherché l’alliance de la France.

Écritoire et lettres témoignent aujourd’hui de ce moment d’histoire.

25 000 € - 30 000 €
Lot 61
Lot 61
Très exceptionnelle montre de carrosse pour le marché ottoman Montre de carrosse à sonnerie et quantième en argent avec triple boîtier de protection pour le marché ottoman. Boîtier extérieur sur charnière avec des trous percés sur l’ensemble (usures et accidents). Boîtier intérieur en argent avec décor de feuillages repercés, le dos entièrement guilloché au centre. Cadran émail avec chiffres turcs, trois cadrans auxiliaires pour l’indication du quantième, de la fonction alarme pour la sonnerie et des petites secondes, minuterie chemin de fer, ouverture remontage à clef. Mouvement à platine pleine entièrement ciselée avec aiguille de réglage visible pour avance / retard, diamant au centre, échappement à cylindre, balancier spiral, fusée et chaîne, sonnerie à marteaux sur cloche, la platine porte la signature Robert Webb, London. Accompagnée d’une chaîne avec la clef. Robert WEBB, London, début du XIXesiècle. Diamètre boîtier extérieur : 125 mm Diamètre boîtier médian : 114 mm Diamètre boîtier intérieur : 100 mm Poids brut boîtier intérieur : 859 g Vendue en l’état, traces d’usures visibles et notamment accidents et manques sur le double boîtier, également des enfoncements visibles sur la carrure du boîtier intérieur, cadran avec fêles visibles, le boîtier intérieur avec des restaurations, mouvement fonctionne mais prévoir une révision complète. Vendue sur réitération des enchères.
8 000 € - 10 000 €
Lot 62
Crucifix de table en argent, le pied à décor de nœuds godronnés, la base ovale à doucine renversée ciselée de palmettes stylisées et ajourées, sur laquelle est placée une croix en argent et métal à décor de verre facetté, le Christ surmonté d’un motif rayonnant, la base gravée Sancte Hieronyme Ora Pro Nobis. France, province, première moitié du XVIIIesiècle. Pour la base poinçon probablement attribuable à Pierre GUÉRY, Fontenay Le Comtevers 1760. (accidents, manques, réparations, remontage de la croix et de la base). Poids brut : 311,3 g - Hauteur : 28,7 cm
600 € - 800 €
Lot 63
Lot 63

Gobelet dit de magistraten argent, l’intérieur vermeillé de forme légèrement tronconique à fond plat. La panse décorée peau de serpent, autrefois vermeillée. Sur le fond, gravé d’une porte de ville et de l’inscription visible sur la photographie.

Poinçon du Maître orfèvre Christophe GUILLAUME LIEBHABER.

Strasbourg, 1692 - 1725.

Poids : 173,53 g

Hauteur : 9,8 cm - Diamètre : 7,9 cm
2 000 € - 3 000 €
Lot 64
Lot 64

Montre de carrosseà sonnerie en argent avec son double boitier de protection. Boîtier extérieur gainé de galuchat (usures). Boîtier intérieur en argent avec décor de feuillages et motifs stylisés, repercé sur la carrure. Cadran émail avec chiffres arabes et aiguilles stylisées, minuterie chemin de fer, double ouverture pour le remontage à clef, aiguille pour la fonction alarme. Mouvement à coq ciselé et repercé, échappement à roue de rencontre, balancier spiral, fusée et chaîne, sonnerie sur cloche, la platine porte la signature « Baillon, Paris ».  La sonnerie par déclenchement à laide d’une corde.

BAILLON, Paris. Fin du XVIIIesiècle.

Diamètre : 113 mm (boîtier extetieur) - Diamètre : 109 mm (boîtier intérieur)

Poids brut : 838,6 g (boîtier intérieur)

Vendue en l’état, traces d’usures visibles et notamment accidents sur le double boîtier en galuchat, mouvement ne fonctionne pas prévoir une révision complète, sans garantie.

4 000 € - 6 000 €
Lot 65
Lot 65

Rare coffret au chiffre du roi Charles II d’Angleterre (1660-1685)

En bois gainé de galuchat noir probablement remplacé ?, de forme rectangulaire, le couvercle légèrement bombé s’ouvrant à charnière (rapportées), il est muni de deux poignées latérales mobiles. L’ornementation entièrement en argent à décor repoussé et ciselé de rinceaux feuillagés sur fond amati et du chiffre du roi Charles II, un double CRentrelacé pour Carolus Rex sous couronne royale anglaise. Il ferme par deux loquets entourant une serrure centrale en argent, avec sa clé ornée de la couronne royale anglaise en argent. L’intérieur regarni de velours de soie bleu-vert, le revers en cuir noir.

XVIIesiècle, vers 1670.

Bon état général, restaurations et infimes manques au dos.

Sans poinçon apparent.

Hauteur : 11 cm - Largeur : 37 cm - Profondeur : 25,7 cm

Poids brut : 2 903,4 g

 

Provenance :

Charles II STUART(1630-1685), roi d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse.

 

Œuvres en rapport :

Une paire de cabinets sur pieds en bois de fabrication anglaise, datés de 1660-1665, sont appliqués d’ornements en argent similaires à ceux de notre coffret, à décor de rinceaux feuillagés et ornés du chiffre de la reine Henriette-Marie (1609-1669), mère de Charles II (Royal Collection Trust, inv. RCIN 35297, voir illustrations).

Le décor floral très marqué de ces ornements en argent relève d’une influence française de style Louis XIII, de même que la forme générale et l’emplacement de ces ornements typiquement Louis XIV. Fort épris des modes françaises, les souverains STUART acquirent à plusieurs reprises des pièces d’orfèvrerie parisiennes : la toilette offerte par Charles II à sa maîtresse Frances STUART, duchesse de RICHMOND(musée d’Édimbourg), ou la toilette de Marie d’ANGLETERREen argent doré par Pierre PRÉVOST(Paris, 1669-1678), offerte à son mariage en 1677 à ses armes et chiffre, et comprenant deux boîtes rectangulaires similaires qui servaient à ranger les peignes et accessoires de toilettes (collection du duc de DEVONSHIREà Chastworth), en sont deux beaux exemples.

6 000 € - 8 000 €
Lot 66

Seau à bouteille en vermeilen forme de vase Médicis à côtes melon torses, à deux anses ornées de têtes de faunes. Le bord comme le piédouche ornés de coquillages en fondu ciselé.

Poinçon du Maître Orfèvre Robert II GARRARD.

Londres, 1824.

Hauteur : 30,5 cm - Poids : 2 840 g
2 000 € - 3 000 €
Lot 67

Service de couverts en argent et vermeilde style Renaissance à décor de bustes de personnages casqués, composé de cent sept pièces : vingt-deux couverts et deux fourchettes, vingt-quatre couteaux lame en acier, gravées SMITH AND SON COVENT GARDEN, vingt-trois couteaux à fruits (lame vermeil), vingt-quatre cuillères à dessert, quatre pelles de service à dessert, huit pelles coquille (quatre petits modèles, un grand modèle).

Maîtres Orfèvres John ADWICKLEet James SLATER. Londres, 1883.

Poids : 6 250,27 g

Poids brut des couteaux lames acier : 1 726,48 g
4 000 € - 6 000 €
Lot 68

Un exemple de présent à un professeur de médecine en Russie à la fin du XIXesiècle, par Fabergé

 

Carl FABERGÉ

Important encrier de bureau en onyx de Russie et argent 84 zolotniks (875 millièmes) à décor ciselé de style néoclassique, formé par un plateau rectangulaire à bords contournés et moulurés en onyx légèrement vert taillé d’un seul bloc, avec compartiment central pour la plume, reposant sur cinq pieds griffe en argent. Il est centré d’une représentation de la coupe d’Hygie sur laquelle s’enroule un serpent (appelé aussi caducée d’Hygie, symbole de la médecine) en argent finement ciselé, flanquée de deux encriers circulaires en argent ciselé de feuillages s’ouvrant à charnière, intérieur vermeil avec récipient en verre. Il est appliqué de deux cartouches en argent avec dédicaces inscrites en russe Au cher ami professeur Dr. Med. Alexandre Bogdanovich FOKHT / De la part de la famille R. R. Ferster pour les XXV (années), 9 mars 1871-1896.

Bon état général, petits éclats à l’onyx, manquent les boulons de fixation.

Moscou, 1896.

Orfèvre : K. FABERGÉ.

Hauteur : 25 cm - Longueur : 50 cm - Profondeur : 27 cm

Poids brut : 10 689,4 g            

 

Aleksandr Bogdanovich FOKHT(Moscou, 1848-1930), pathologiste et interniste russe puis soviétique, fondateur de la cardiologie expérimentale et de l’école clinique et expérimentale de pathologie. En 1870, FOKHT est diplômé de la faculté de médecine de l’Université de Moscou, où il devient professeur au sous-département de pathologie générale en 1880. En 1891, il fonde et devient directeur de l’Institut de pathologie générale et expérimentale de l’Université de Moscou. À partir de 1906, il était également instructeur en pathologie générale aux cours avancés pour femmes de Moscou. En 1911, il démissionna de ses fonctions pour protester contre la politique réactionnaire du ministre de l’Éducation L. A. KASSO.En 1912, FOKHTfonda l’Institut de pathologie générale du deuxième hôpital municipal (depuis 1930, le sous-département de physiopathologie du deuxième institut médical de Moscou). En 1917, il redevint professeur à l’Université de Moscou. De 1920 à 1923, il donne des cours de pathologie des organes à l’École supérieure de médecine.

Les principaux travaux de FOKHT ont porté sur les réactions adaptatives et compensatoires du corps à la maladie et sur le rôle des mécanismes neuraux et humoraux dans la régulation des fonctions corporelles lors de maladies cardiovasculaires, endocriniennes, lymphatiques et urinaires. FOKHTa étudié les cardiopathies artificiellement induites et a démontré l’importance de la circulation sanguine collatérale lors de l’obstruction des branches des artères coronaires. Il a découvert l’effet dépresseur de la stimulation des terminaisons centrales des branches hépatiques des nerfs vagues. FOKHTa également découvert la perturbation réflexe de l’activité cardiaque lors d’une embolie pulmonaire. Il a établi de nouvelles approches de la cardiologie et de la pathologie.

6 000 € - 8 000 €
Lot 69
Lot 69
Alphonse GIROUX (1776-1848). Rare coffret de style néogothique aux armes de la Reine Marie-Amélie Coffret à bijoux en bronze doré à décor gravé de rinceaux fleuris, appliqué de sangles en acier à décor percé d’orbevoies, de forme rectangulaire à couvercle bombé s’ouvrant à charnières, appliqué au centre d’un écu aux armes de la reine Marie-Amélie en bronze doré ciselé. Les angles ornés de niches renfermant des figures de trois rois et d’une reine de France en ivoire sculpté sous baldaquin. Les deux faces latérales ornées d’arcatures trilobées. Fermoir à clé à décoré d’une souris. L’intérieur gainé de velours rouge, signé sur la trancheAlp(honse).Giroux et C(ompag)nie à Paris. Très bon état, quelques usures. Avec sa clé. Par Alphonse GIROUXet Compagnie, Paris, 1838-1848. Hauteur : 25,5 cm - Largeur : 29 cm - Profondeur : 18,5 cm Provenance : Marie-Amélie de BOURBON-SICILES, reine des Français (1782-1866), épouse du roi Louis-Philippe. Historique : Ce magnifique coffret témoigne du courant historiciste irriguant les arts décoratifs français au XIXe siècle et notamment du goût pour l’art du Moyen Âge. Il trouve son inspiration dans les châsses-reliquaires des XIIeet XIIIe siècles, mais la forme reprend celle des coffrets à bijoux du XVesiècle inspirés de l’architecture gothique flamboyante. Il est l’œuvre du célèbre atelier d’Alphonse GIROUX, dont le magasin de tabletterie et de curiosités était situé à Paris, 7 rue du Coq-Saint-Honoré, et dont l’activité s’étend du Consulat à la fin du Second Empire, ayant fourni toutes les familles régnantes. Cette entreprise fut créée par François-Simon-Alphonse GIROUX (1775-1848), peintre, tabletier et ébéniste français, puis dirigée à partir de 1838 par ses deux fils Alphonse-Gustave (1810-1886) et André (1801-1879), sous la raison sociale Alphonse GIROUX et Cie. Transféré en 1857 au 43 boulevard des Capucines, il figure alors au premier rang des commerces de luxe. La maison GIROUX cessera toute activité en 1885. D’autres coffrets de la même forme avec plusieurs variantes sont connus, témoignant de la variété de choix et de commanditaires que possédait la maison GIROUX. Notre exemplaire étant de la plus grande taille et le plus richement garni, est logiquement le seul de provenance royale. Il provient probablement d’une commande privée de la reine Marie-Amélie, à moins d’avoir été offert par le roi Louis-Philippe lui-même, ou bien présenté par Alphonse GIROUX en guise de démonstration de son savoir-faire lors d’une exposition comme celle des Produits de l’industrie de 1844.   Œuvres en rapport : Un coffret identique et de mêmes dimensions, appliqué des armes ROTHSCHILD, est conservé au Rhode Island School of Design Museum, USA (inv. 2002.49). Un coffret identique en ébène et acier et de plus petites dimensions, avec monarques en bronze doré, appliqué d’un blason vierge, est conservé au Musée des Arts Décoratifs, Paris (inv. 2017.78). Un coffret identique de plus petites dimensions, appliqué des armes BACON, vendu chez Bonham’s SF, 18 mars 2013, lot 1130. Un coffret identique en bronze entièrement doré et de plus petites dimensions, appliqué d’un monogramme AS, vendu chez Sotheby’s Paris, 9 novembre 2012, lot 193. Un coffret identique de plus petites dimensions, appliqué d’armoiries non identifiées, vendu chez Christie’s NY, 22 octobre 2010, lot 310. Un coffret identique de plus petites dimensions, appliqué d’un monogramme, vendu chez Mayfair Galleries (Londres). Bibliographie :
  1. KISLUK-GROSHEID,Maison Giroux and its Oriental Marquetry Technique, Furniture History : The Journal of The Furniture History Society, 1998, Vol. 34, p. 166.
8 000 € - 15 000 €