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Suite de sept panneaux en cuirgaufré et plaqué sur panneau, à décor de putti affrontés dans des volutes.
Probablement Flandre XVIIIesiècle.
(accidents, réparations, trace d’humidité sur certain panneaux).
91 x 52 cm - 95 x 152 cm - 96 x 152 cm - 168 x 150 cm
*En importation temporaire, voir conditions de vente en fin de catalogue.
Cartel d’applique et son cul-de-lampemarqueté en contrepartie sur fond de laiton gravé et corne teintée rouge ou vert et nacre. Le cadran à douze pièces émaillées. Belle ornementation de bronzes dorés.
Signé sur la platine BETBEDER à Paris. Epoque Louis XV (modifications à l’échappement, accidents et manques).
Hauteur : 122 cm - Largeur : 43,5 cm - Profondeur : 22 cm
Vasquecirculaire en marbre rouge veiné et sculpté de godrons. Piétement de marbre blanc à cannelures et base circulaire (éclats et importants manques).
Travail du XVIIIesiècle ou antérieur.
Hauteur : 36 cm - Diamètre : 75 cmBénitierformé d’une façade de théâtre de cabinet probablement florentin en d’ébène incrusté de filets d’étain, à décor architecturé appliqué de pierre dure : lapis lazuli, jaspe, marbre coloré. Colonnes en placage d’écaille rouge à l’imitation du marbre griotte (accidents). Au centre, huile sur panneau représentant la Madeleine repentante.
Italie, fin du XVIesiècle, XVIIesiècle pour la peinture.
En partie inférieure est fixé un bénitier en bronze à couvercle à décor de putti du XVIIesiècle rapporté.
Hauteur : 47 cm - Largeur : 26 cm
Paire de canons miniaturesà patine sombre, légèrement gravés de décor feuillagés surmontés d’anses en forme de dauphin. Le premier renfort à décor d’un cartouche, monogrammé. Ils sont présentés sur leurs affûts en bois noirci, les montures ainsi que le cerclage en fer forgé.
France, début du XVIIIesiècle.
Longueur du canon : 41 cm - Longueur totale : 58 cm
Hauteur : 22 cm - Largeur : 36 cmVasque ovaleen albâtre miel à bord arrondi placée sur un socle sculpté de motifs dans le goût de la Renaissance à balustres encadrant des motifs de lys. Base rectangulaire à cannelures.
Probablement un assemblage du XIXesiècle ou antérieur.
Hauteur : 113,5 cm
Très rare écritoire de scribe ottoman
Empire ottoman, fin du XVIIesiècle.
Bois, écaille de tortue, nacre, ivoire et os.
Hauteur : 13,5 cm - Largeur : 33,5 cm - Profondeur : 14,7 cm
Petites restaurations.
Provenance :
Collection du marquis Louis François de MONTEYNARD (La Pierre, Isère, 1713-Paris, 1791), ministre de la guerre du Roi Louis XV, puis conservé par sa descendance. Château de TENCIN, Isère, collection de Diane deMONTEYNARD(1884-1970), puis à sa fille Armelle de LaMOUSSAYE (1907-2004)
Exposition :
Paris, galerie Alexis RENARD,Autour de l’art turc, 19 septembre-8 octobre 2011, n° 25.
Caractéristique du goût ottoman avec sa belle marqueterie de nacre et d’écaille de tortue utilisée à Istanbul à la fois pour les objets d’art et pour le décor intérieur, comme dans le pavillon de Bagdad construit dans le palais de Topkapi en 1639-1640, l’écritoire compte parmi les rares objets islamiques conservés en France depuis le XVIIIesiècle. Elle a en effet appartenu au marquis Louis François de MONTEYNARD(1713-1791). Militaire de carrière, il s’était illustré sur les champs de bataille en Italie, en Autriche, à Minorque, en Allemagne et en Hollande pendant les campagnes de Louis XV, et avait obtenu en 1759 le grade de lieutenant général. Le 6 janvier 1771, le roi l’avait nommé secrétaire d’état à la guerre en remplacement de CHOISEUL, poste qu’il conserva jusqu’au 27 janvier 1774. A partir de 1775, MONTEYNARDs’occupa de la construction du château de TENCIN, belle demeure classique du Grésivaudan où il aima à se retirer au milieu de ses collections. Sans enfant, il légua ses biens à son épouse Françoise Marie de MONTEYNARD(1734-1809), avant qu’ils n’entrent en possession de leur neveu Hector Joseph de MONTEYNARD(1770-1845) qui fut nommé pair de France en 1827.
Conservée au château de TENCIN, l’écritoire avait peut-être été offerte au ministre de la Guerre par la Sublime Porte. L’objet contient toujours deux lettres. La plus précieuse fut écrite le 28 août 1772 à MONTEYNARDen persan sur une feuille de papier à paillons d’or par Haidar Ali KHAN (1720-1782), nawab du royaume de MYSOREen Inde à partir de 1761. La deuxième lettre en donne une traduction en français. Après avoir été au service du nawab, Mr HÜGEL était rentré en France et avait recommandé le capitaine RUSSELpour lui succéder. Dans sa lettre, Haidar Ali KHANle confirme dans son rang tout en demandant au ministre de lui donner la croix militaire de Saint-Louis afin que son autorité soit affirmée face aux soldats qu’il devait former. Il indique également que les vaisseaux français seront protégés dans les ports de son royaume et qu’il espère en retour le même accueil pour ses navires aux îles de France et de Bourbon. Le souverain de MYSOREs’était opposé tout au long de son règne aux velléités d’annexion de la Compagnie britannique des Indes orientales et avait pour cela recherché l’alliance de la France.
Écritoire et lettres témoignent aujourd’hui de ce moment d’histoire.


Gobelet dit de magistraten argent, l’intérieur vermeillé de forme légèrement tronconique à fond plat. La panse décorée peau de serpent, autrefois vermeillée. Sur le fond, gravé d’une porte de ville et de l’inscription visible sur la photographie.
Poinçon du Maître orfèvre Christophe GUILLAUME LIEBHABER.
Strasbourg, 1692 - 1725.
Poids : 173,53 g
Hauteur : 9,8 cm - Diamètre : 7,9 cm
Montre de carrosseà sonnerie en argent avec son double boitier de protection. Boîtier extérieur gainé de galuchat (usures). Boîtier intérieur en argent avec décor de feuillages et motifs stylisés, repercé sur la carrure. Cadran émail avec chiffres arabes et aiguilles stylisées, minuterie chemin de fer, double ouverture pour le remontage à clef, aiguille pour la fonction alarme. Mouvement à coq ciselé et repercé, échappement à roue de rencontre, balancier spiral, fusée et chaîne, sonnerie sur cloche, la platine porte la signature « Baillon, Paris ». La sonnerie par déclenchement à laide d’une corde.
BAILLON, Paris. Fin du XVIIIesiècle.
Diamètre : 113 mm (boîtier extetieur) - Diamètre : 109 mm (boîtier intérieur)
Poids brut : 838,6 g (boîtier intérieur)
Vendue en l’état, traces d’usures visibles et notamment accidents sur le double boîtier en galuchat, mouvement ne fonctionne pas prévoir une révision complète, sans garantie.

Rare coffret au chiffre du roi Charles II d’Angleterre (1660-1685)
En bois gainé de galuchat noir probablement remplacé ?, de forme rectangulaire, le couvercle légèrement bombé s’ouvrant à charnière (rapportées), il est muni de deux poignées latérales mobiles. L’ornementation entièrement en argent à décor repoussé et ciselé de rinceaux feuillagés sur fond amati et du chiffre du roi Charles II, un double CRentrelacé pour Carolus Rex sous couronne royale anglaise. Il ferme par deux loquets entourant une serrure centrale en argent, avec sa clé ornée de la couronne royale anglaise en argent. L’intérieur regarni de velours de soie bleu-vert, le revers en cuir noir.
XVIIesiècle, vers 1670.
Bon état général, restaurations et infimes manques au dos.
Sans poinçon apparent.
Hauteur : 11 cm - Largeur : 37 cm - Profondeur : 25,7 cm
Poids brut : 2 903,4 g
Provenance :
Charles II STUART(1630-1685), roi d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse.
Œuvres en rapport :
Une paire de cabinets sur pieds en bois de fabrication anglaise, datés de 1660-1665, sont appliqués d’ornements en argent similaires à ceux de notre coffret, à décor de rinceaux feuillagés et ornés du chiffre de la reine Henriette-Marie (1609-1669), mère de Charles II (Royal Collection Trust, inv. RCIN 35297, voir illustrations).
Le décor floral très marqué de ces ornements en argent relève d’une influence française de style Louis XIII, de même que la forme générale et l’emplacement de ces ornements typiquement Louis XIV. Fort épris des modes françaises, les souverains STUART acquirent à plusieurs reprises des pièces d’orfèvrerie parisiennes : la toilette offerte par Charles II à sa maîtresse Frances STUART, duchesse de RICHMOND(musée d’Édimbourg), ou la toilette de Marie d’ANGLETERREen argent doré par Pierre PRÉVOST(Paris, 1669-1678), offerte à son mariage en 1677 à ses armes et chiffre, et comprenant deux boîtes rectangulaires similaires qui servaient à ranger les peignes et accessoires de toilettes (collection du duc de DEVONSHIREà Chastworth), en sont deux beaux exemples.
Seau à bouteille en vermeilen forme de vase Médicis à côtes melon torses, à deux anses ornées de têtes de faunes. Le bord comme le piédouche ornés de coquillages en fondu ciselé.
Poinçon du Maître Orfèvre Robert II GARRARD.
Londres, 1824.
Hauteur : 30,5 cm - Poids : 2 840 gService de couverts en argent et vermeilde style Renaissance à décor de bustes de personnages casqués, composé de cent sept pièces : vingt-deux couverts et deux fourchettes, vingt-quatre couteaux lame en acier, gravées SMITH AND SON COVENT GARDEN, vingt-trois couteaux à fruits (lame vermeil), vingt-quatre cuillères à dessert, quatre pelles de service à dessert, huit pelles coquille (quatre petits modèles, un grand modèle).
Maîtres Orfèvres John ADWICKLEet James SLATER. Londres, 1883.
Poids : 6 250,27 g
Poids brut des couteaux lames acier : 1 726,48 gUn exemple de présent à un professeur de médecine en Russie à la fin du XIXesiècle, par Fabergé
Carl FABERGÉ
Important encrier de bureau en onyx de Russie et argent 84 zolotniks (875 millièmes) à décor ciselé de style néoclassique, formé par un plateau rectangulaire à bords contournés et moulurés en onyx légèrement vert taillé d’un seul bloc, avec compartiment central pour la plume, reposant sur cinq pieds griffe en argent. Il est centré d’une représentation de la coupe d’Hygie sur laquelle s’enroule un serpent (appelé aussi caducée d’Hygie, symbole de la médecine) en argent finement ciselé, flanquée de deux encriers circulaires en argent ciselé de feuillages s’ouvrant à charnière, intérieur vermeil avec récipient en verre. Il est appliqué de deux cartouches en argent avec dédicaces inscrites en russe Au cher ami professeur Dr. Med. Alexandre Bogdanovich FOKHT / De la part de la famille R. R. Ferster pour les XXV (années), 9 mars 1871-1896.
Bon état général, petits éclats à l’onyx, manquent les boulons de fixation.
Moscou, 1896.
Orfèvre : K. FABERGÉ.
Hauteur : 25 cm - Longueur : 50 cm - Profondeur : 27 cm
Poids brut : 10 689,4 g
Aleksandr Bogdanovich FOKHT(Moscou, 1848-1930), pathologiste et interniste russe puis soviétique, fondateur de la cardiologie expérimentale et de l’école clinique et expérimentale de pathologie. En 1870, FOKHT est diplômé de la faculté de médecine de l’Université de Moscou, où il devient professeur au sous-département de pathologie générale en 1880. En 1891, il fonde et devient directeur de l’Institut de pathologie générale et expérimentale de l’Université de Moscou. À partir de 1906, il était également instructeur en pathologie générale aux cours avancés pour femmes de Moscou. En 1911, il démissionna de ses fonctions pour protester contre la politique réactionnaire du ministre de l’Éducation L. A. KASSO.En 1912, FOKHTfonda l’Institut de pathologie générale du deuxième hôpital municipal (depuis 1930, le sous-département de physiopathologie du deuxième institut médical de Moscou). En 1917, il redevint professeur à l’Université de Moscou. De 1920 à 1923, il donne des cours de pathologie des organes à l’École supérieure de médecine.
Les principaux travaux de FOKHT ont porté sur les réactions adaptatives et compensatoires du corps à la maladie et sur le rôle des mécanismes neuraux et humoraux dans la régulation des fonctions corporelles lors de maladies cardiovasculaires, endocriniennes, lymphatiques et urinaires. FOKHTa étudié les cardiopathies artificiellement induites et a démontré l’importance de la circulation sanguine collatérale lors de l’obstruction des branches des artères coronaires. Il a découvert l’effet dépresseur de la stimulation des terminaisons centrales des branches hépatiques des nerfs vagues. FOKHTa également découvert la perturbation réflexe de l’activité cardiaque lors d’une embolie pulmonaire. Il a établi de nouvelles approches de la cardiologie et de la pathologie.

- KISLUK-GROSHEID,Maison Giroux and its Oriental Marquetry Technique, Furniture History : The Journal of The Furniture History Society, 1998, Vol. 34, p. 166.
